Après Home, Le Syndrome du Titanic : de quoi parle t-on ?
Une crise de l’humanité, voilà le sujet du film de Nicolas Hulot. Après Home, et bien d’autres films sur le sujet, j’ai souhaité aller voir le film de Nicolas Hulot Le Syndrome du Titanic. Hier, personne dans la salle, soit une dizaine de badauds.
Dès les premières images, le ton est donné. Il s’agit de la face cachée de Ushuaïa auquel nous n’étions pas habitué. Nicolas Hulot nous livre d’une certaine façon son histoire mais surtout ses réflexions, ses doutes. Le coeur du sujet n’est pas tant la nature mais plutôt l’homme, la place de l’homme sur la planète, son action ou son inaction, c’est comme on veut, pour se préserver, préserver ses concitoyens où qu’ils soient et donc le sol qui l’accueille. Une phrase me vient sans cesse devant de telles images : L’homme est un loup pour l’homme de Thomas Hobbes. Il ne sera pas si aisé de procéder à des changements et de déplacer notre regard sur l’autre. Mais cela on le sait… En 1h33, un ensemble de bonnes questions est posé : la dure loi du travail, l’exploitation des pays pauvres qui sont les poubelles des pays riches, le partage des richesses naturelles et des découvertes scientifiques, les limites floues entre le monde réel et le monde virtuel, la déhumanisation… Le mot écologie est à prendre dans son sens le plus profond, comme le défini Cyrille Harpet dans l’interview sur L’écologie industrielle, de l’intelligence territoriale pour un développement durable. Un mot revient régulièrement dans les propos de Nicolas Hulot : renoncement. Renoncer car tout à une fin…
Malgré tout ce film est positif, car il nous parle, il nous réveille et enfin, si on prend la peine de rester jusqu’à la fin du générique, on entend ces voix et ces rires d’enfants.
Aujourd’hui n’est pas coutume mais je souhaitais partager avec vous mes impressions sur ce film. Il est bon d’être secouer parfois !







