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Oclico , des produits locaux et bio livrés chez vous

4 août, 2011 • Catégorie: Entreprendre autrement

Oclico.com est un nouveau magasin en ligne basé à Grenoble, qui propose une sélection de produits issus de productions locales et/ou biologiques.

Créé en mai 2011 par Bérengère Reale ce site souhaite permettre aux Grenoblois de consommer des produits locaux en profitant des nombreuses ressources de notre région.

Et effectivement l’offre est variée avec déjà plus de 300 références en provenance des petits producteurs et des petites entreprises locales :
On y trouve des fruits et légumes de l’Y grenoblois, des jus de pomme de Savoie, des miels du Grésivaudan, des confitures du pays voironnais, de la farine du Trièves, des fromages du Vercors, et des produits cosmétiques fabriqués en Chartreuse…

Tous les produits sont sélectionnés avec soin sur quatre critères :
L’environnement, les méthodes de production, la composition des produits, la saveur et la qualité des éléments.

Oclico propose en complément des produits issus de agriculture biologique ou du commerce équitable

Le site est clair et convivial, à noter la fiche article très complète avec un descriptif, une composition précise des éléments, des conseils santé et des idées de recettes.

Nous avons bien aimé les icônes sur la fiche article qui permettent d’identifier rapidement les produits :
Locaux (bassio grenoblois)
Issus de l’agriculture biologique
Sans Gluten
Végétarien

Les commandes peuvent être retirées directement chez Oclico à Meylan, ou livrées à votre domicile ou bureau et pour éviter les frais de livraison n’hésitez pas à grouper les commandes.
Oclico a mis en place un système de partenariat avec plusieurs entreprises de l’agglomération qui bénéficient désormais d’un créneau de livraison hebdomadaire dédié : chaque semaine, les salariés passent commande sur le site et reçoivent leurs courses gratuitement au bureau.

Si vous êtes sur la région grenobloise , pour consommer local pensez à www.oclico.com



De notre étable à votre table, un distributeur de lait cru en Isère

25 mai, 2010 • Catégorie: Petits bonheurs

Valoriser au mieux le lait, directement du producteur au consommateur, pour redonner aux consommateurs cette saveur d’antan du lait cru, par le biais du distributeur automatique, c’est l’objectif de la ferme Martin Albert.

Le distributeur est installé dans un chalet en bois depuis fin mars 2010 sur le parking d’Intermarché à Varces Allières et Risset en Isère.

L’exploitation est située à Saint-Andéol, à 1000 m d’altitude, dans le Parc du Vercors, aux portes du Trièves. La production laitière est assurée par un troupeau de 45 vaches de race Abondance nourries à l’herbe et aux céréales. Chaque jour la traite du matin est descendue « à la ville ».

Le lait ne subit aucune transformation, il est ultra-frais. C’est l’authenticité d’un vrai lait cru de montagne.

Les premiers retours sont trés positifs, les clients sont ravis de retrouver le lait qu’ils allaient chercher à la ferme il y a 20 ou 30 ans. Certains viennent tous les jours, d’autres en prennent 3 ou 4 litres à la fois.

Ces distributeurs de lait se multiplient et offrent aux agriculteurs une réelle alternative de distribution directe plus proches des citadins.

Si vous avez installé un distributeur de lait ou si vous avez connaissance d’un distributeur, contactez-nous pour nous signaler l’emplacement car tooeco soutient ces belles initiatives.



Vendredi 21 Mai à Lyon , inauguration d’une nouvelle boutique de l’épicerie équitable.

20 mai, 2010 • Catégorie: Changer la ville

Après plus de 2 mois de travaux écologiques, au 78 rue Montesquieu à Lyon, L’Epicerie Equitable et son équipe nous invitent à mettre en pratique et (re) découvrir la consommation responsable en bas de chez vous.

Spécialisée depuis ses débuts dans la distribution, pour particuliers et professionnels, de produits alimentaires secs issus du commerce équitable et de l’agriculture biologique, la nouvelle boutique permet de proposer une offre de consommation responsable complète en y intégrant les filières courtes avec des produits frais des Côteaux et Monts du Lyonnais, d’Ardèche, du haut Beaujolais, du Jura … aux côtés des saveurs exotiques d’Asie, d’Afrique et d’Amérique Latine. Le vrac fait son apparition avec du thé, céréales… La gamme non alimentaire s ‘élargit aussi : des produits cosmétiques, d’entretien, papeterie recyclée et de l’artisanat.

A l’épicerie équitable, par exemple, les pommes et les kiwis viennent de Brignais, à 15 kilomètres de Lyon, dans des conditions de production et de distribution respectueuses de l’Homme et de son environnement. Un produit qui existe en filière courte sera toujours privilégié par rapport à un produit qui a fait ½ fois le tour de la planète.

Cet autre commerce doit être accessible tant en terme de prix que de proximité et en aucun cas réservé à une élite. C’est pourquoi la marge est volontairement limitée et le magasin implanté dans un quartier vivant et populaire.

L’épicerie Equitable c’est aussi un site web marchand pour tout ceux qui n’ont pas de magasins à proximité.



Un nouveau distributeur de lait sur Aix-les-Bains

16 avr, 2010 • Catégorie: Changer la ville

La Ferme d’Isola est un GAEC (Groupement Agricole d’Exploitation en Commun) mené par 3 associés.
L’activité principale de la ferme se caractérise par la production laitière avec un troupeau d’environ 40 vaches de race montbéliarde, et une soixantaine de génisses.
En dehors du lait vendu par le distributeur automatique, le lait produit sert à la fabrication de la tomme de Savoie. La ferme s’est également diversifiée dans une activité pédagogique, les visites de ferme destinées aux scolaires. Ainsi, en plus des vaches, la Ferme d’Isola abrite de nombreux animaux, du lapin à la poule en passant par le cochon.
Le distributeur automatique de lait cru à Aix les Bains est une opportunité pour la ferme de trouver un nouveau débouché pour la production laitière, en allant à la rencontre des citadins. Les associés espèrent à terme écouler environ 3600 litres par mois soit une moyenne de 120 litres par jour.

La fontaine à lait est en marche depuis le 16 mars 2010, et les aixois sont très curieux de ce nouveau mode de distribution. Certains découvrent le goût du lait cru et entier, d’autres le retrouvent. Tous sont globalement satisfaits de cette initiative, d’une part du fait de la praticité due à la proximité du distributeur, d’autre part du fait du retour à un lait authentique. Une démarche intéressante à suivre et à faire connaître…
Et si vous cherchez un distributeur près de chez vous, rendez-vous sur la carte de tooeco.



Séjour en agro-écologie avec les Amanins

3 nov, 2009 • Catégorie: Changer la ville

Associer le développement agricole à la protection de l’environnement tout en intégrant les dimensions économiques, sociales et politiques de la vie humaine, c’est l’agro-écologie, défini par les fondateurs de la ferme des Amanins, Michel Valentin chef d’entreprise et Pierre Rabhi, l’un des pionniers de l’agriculture écologique en France.

Le projet est construit autour de 3 grands domaines l’agricole, la construction et l’éducatif , et est organisé en entreprise collective sous forme de SCOP. Dans la vallée de la Drôme au pied du Vercors sur 55 hectares à la Roche sur Grâne, la ferme des Amanins porte aujourd’hui le projet.
Des éoliennes, des panneaux photovoltaïques assurent l’autosuffisance énergétique ; quant aux cultures fourragères, céréalières et l’élevage assurent l’indépendance alimentaire
L’immersion dans l’agro-écologie est proposé sous forme de séjours de 3, 4 et 8 jours et selon un accueil sous tente, en cabane ou dans des hébergements plus classiques.

En individuel, en famille ou en groupe vous pouvez alors participer aux nombreux ateliers, proposés par les professionnels du centre, de sensibilisation, de démonstration ou participatifs). Au programme, la gestion de l’eau, le compost, les toilettes sèches, la phyto-épuration, les énergies renouvelables, la fabrication de briques en terre crue, la permaculture, le BRF (Bois Raméal Fragmenté), la fabrication du pain, la préparation de plats cuisinés…. Les sujets sont divers et vastes !

Pour les moments de restauration, tous les repas servis sont au maximum réalisés avec les produits de la ferme. Depuis cet automne, tous les jeudi, vendredi et samedi soir, à partir de 19 h, la ferme vous invite à diner autour des produits de la ferme.

Dans sa mission pédagogique le centre accueille une école primaire , une vraie classe verte pour les 33 élèves de l’école du Colibri.

La ferme des Amanins applique des tarifs solidaires pour permettre à chacun de profiter du lieu et des séjours et propose également un accueil à la journée, où vont s’alterner des visites et des ateliers thématiques, pour découvrir en famille l’agro-écologie.

Pour résumer l’état d’esprit de la ferme, gardons en tête une phrase de Pierre, comme un slogan : « Quel planète laisserons-nous à nos enfants, quels enfants laisserons-nous à notre planète »



Ets Barnier, alimentation animale et bio ?

23 oct, 2009 • Catégorie: Entreprendre autrement

Bien nourrir les animaux pour bien nous nourrir, même si cela semble une évidence elle est souvent remise en question , farines animales , additifs de toutes sortes et OGM sont là pour nous le rappeler.

La société Barnier (Drôme) spécialisée dans l’alimentation animale naturelle offre une solution avec sa gamme biologique.
Dès 1992 cette entreprise a abordé le virage bio en offrant d’abord des aliments bio pour poules avant de créer en 1998 une nouvelle unité spécialisée.
Aujourd’hui la gamme bio offre des aliments certifiés eco-cert, toutes les matières premières (maïs, blé, orge, tourteaux de tournesol, sésame, soja, luzerne déshydratée…) sont issues de l’Agriculture Biologique.
De nombreuses espèces animales (volailles, bovin, chevaux et même escargots) trouvent ici une nourriture de qualité et saine.

Il est à noter que le bio représente 80% de la production totale de la société Barnier , les 2O% restant allant vers une gamme plus traditionnelle mais néanmoins de qualité (sans OGM).

Encore plus d’informations sur le site de l’entreprise.



Une unité mobile de production d’huile végétale

30 sept, 2009 • Catégorie: Entreprendre autrement

Au départ c’est un objectif : pouvoir produire de l’huile végétale à base de Colza pour remplacer le fuel qui alimente les tracteurs. Depuis début septembre, c’est devenu un réalité pour la Cuma de la Verte Prairie du Lyonnais.

Situé dans les Monts du Lyonnais et dans la région de Vienne, la Coopérative d’utilisation de matériel agricole (CUMA) est un regroupement d’agriculteurs qui s’associent pour réaliser des achats et des investissements en commun.

C’est dans une démarche de développement durable que va s’inscrire ce projet, né il y a cinq ans, de mise en place d’une unité mobile. Cette unité se déplace sur les exploitations pour extraire l’huile du colza mais aussi les tourteaux nécessaires à l’alimentation des animaux. L’objectif est donc double : produire du carburant tout en continuant à extraire les matières premières et notamment les tourteaux.

Avec le soutien du Conseil Régional Rhône-Alpes et de Bertrand Colinet, spécialiste de machines agricoles, la machine est maintenant fonctionnelle et permet ainsi de substituer l’huile au fuel dans les tracteurs.

Fort de ses 200 adhérents, la Cuma de la Verte Prairie du Lyonnais espère maintenant attirer de nouveaux membres pour continuer à se développer.

Sources
« Ils produisent l’huile végétale carburant de leurs tracteurs » – Le Progrès du 6/9/2009
« L’initiative de 25 agriculteurs : leurs tracteurs roulent à l’huile végétale » - Le Dauphiné Libéré du 6/9/2009



Les AMAP poursuivent leur croissance notamment en Isère

20 juil, 2009 • Catégorie: Changer la ville

En 2008, 2000 paniers ont été recensés en AMAP en Isère dont plus de 1000 sur l’agglomération grenobloise. Ce chiffre de l’Alliance PEC Isère, l’organisation départementale AMAP, témoigne du succès de l’achat de produits agricoles locaux et des circuits-courts.

L’Alliance PEC Isère a fait un premier bilan de l’année 2008 et rend compte du net succès de cette nouvelle forme de consommation alimentaire. De même, l’agriculture biologique continue sa percée avec plus de 50% de paniers en bio, tendance qui est confirmée au niveau régional.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à lire l’article complet sur le site AlpeSolidaires.

Et bravo aux isérois !



Un panier dans la cité sur Coublevie

18 juin, 2009 • Catégorie: Petits bonheurs

Depuis bientôt 2 ans nous nous attachons à vous faire découvrir l’offre des paniers en Rhône-Alpes, nous continuons notre série, en passant par Coublevie au pied de la Chartreuse, dans la salle de l’Orangerie derrière la mairie.Le principe du panier dans la cité est très simple, ici pas d’abonnement, pas d’avance de frais, pas de montant ou quantité minimum, vous commandez simplement vos produits biologiques d’une semaine sur l’autre.
Sur place un papier vous permet de cocher les paniers que vous avez choisis sinon vous pouvez commander par téléphone. Il ne vous reste plus qu’à vous présenter le vendredi suivant, de 16h à 19h, pour récupérer vos produits et régler, avant de passer une nouvelle commande.

Dans le panier, vous trouverez uniquement des produits biologiques de saison proposés en partenariat par des producteurs locaux, avec pour objectif d’assurer la viabilité économique des exploitations, en créant de l’emploi.

Au delà des paniers, il s’agit aussi d’un moment de rencontre entre les producteurs et les citadins venus découvrir les produits.

L’offre est très variée, elle évolue bien sûr au fil des saisons et permet d’offrir de nombreux paniers thématiques : légumes, fruits, douceurs, fromages, colis de viande, …

Nous ne pouvons pas conclure cet article sans citer tous les produits des paniers et ses producteurs qui s’attachent à travailler en accord avec les principes de l’agriculture biologique :
- de la viande de porc, bœuf, agneau de la Ferme du Mont Charvet à Velanne,
- les légumes du Gaec du Coteau à Saint Cassien,
- du pain et des viennoiseries de la Boulangerie paysanne de Saint Nicolas de Macherin
- les fromages de chèvre d’Yves Cousseau à Saint Blandine,
- des œufs, du miel et des petits fruits avec la poule aux fruits d’or à Saint Etienne de Crossey,
- des plantes aromatiques et médicinales de Tout Simplement à Virieu,
- des fruits de saison et du jus de la Ferme du May à Vourey,
- des yaourts, du lait de la ferme de l’abreuvoir à Saint Sorlin de Morestel,
- les légumes de saison du Lopin de Terre à Sassenage,
- des agneaux et volailles de Florence à Lentiol,
- les truites de Stéphane à Saint Jean de Royans,
- l’huile et la farine de la Ferme du Clos Doré à Brangue
- et pour finir même des escargots de Mémé Tine à Sassenage.

Si vous n’êtes pas autour de Coublevie, il y a surement un panier prés de chez vous que vous pourrez repérer avec la carte de l’offre des paniers en Rhône-Alpes de tooeco.



Les Artisons, une SCIC en plein développement

15 juin, 2009 • Catégorie: tooeco a rencontré...

Les Artisons se sont installés dans la Loire à proximité de Saint-Etienne, à La Ricamarie précisément. Vincent Bony a accepté de nous recevoir pour nous faire partager son projet d’entreprise.

Quelles sont les origines de Les Artisons ?
Notre projet est parti de deux constats. La plupart des magasins bio actuels ont perdu la dimension coopérative qui a été la base de leur développement dans les années 70. Les habitants du sud-ouest de Saint-Etienne manquent de lieux d’approvisionnement en produits bio et locaux sur leur secteur. Nous avons donc tout d’abord créé une association en 2004 et ensuite nous avons lancé une SCIC en 2007 Les Artisons. Nous avons obtenu le soutien de la région à travers une subvention qui aujourd’hui arrive à son terme. La SCIC emploie 2 salariés.

Pouvez-vous nous expliquer ce que recouvre une SCIC ?
Une SCIC, Société Coopérative d’Intérêt Collectif est une forme juridique qui a été créée par l’état. C’est une société à but non lucrative. Le capital est collectif et est partagé par ses membres, qui y ont pris des parts. Ces membres peuvent être des consommateurs, des salariés ou des partenaires institutionnels.
Aujourd’hui, il en existe quelques centaines en France.

Quel sont les activités de votre entreprise ?
Nous sommes une coopérative de distribution de produits biologiques et écologiques. Pour cela, nous avons ouvert un magasin puis une boulangerie bio artisanale. Nous sommes un lieu de distribution de paniers bio d’une association de maraîchage biologique d’insertion
Dans notre dimension sociale et solidaire, nous préparons l’accueil d’une personne trisomique pour aider à la fabrication du pain et la mise en rayon des marchandises.
En parallèle, nous lançons une action de soutien de l’agriculture biologique locale. La demande de produits bio est forte. Mais nous manquons de producteurs locaux, très en dessous de la demande. La France a pris du retard. Et s’installer en maraîchage bio pour un producteur, c’est souvent difficile. Aussi, nous allons tâcher de développer le nombre de terrains en production AB sur notre secteur, en partenariat avec des agriculteurs en recherche de lieu d’installation, avec l’ARDAB, Asociation Rhône Loire pour le Développement de l’Agriculture Biologique, et avec l’aide de Terre de Liens.

Comment choisissez-vous les produits que vous proposez à la vente ?
En 2008, 20% de produits que nous avons vendus provenaient directement de producteurs bio locaux. Le reste de nos marchandises provient essentiellement de France, mais aussi d’Espagne et d’Italie. Nous devons être vigilants avec les fournisseurs de produits non locaux pour éviter d’avoir des produits bio cultivés de l’autre coté de la planète. Ce manque de produits bio de proximité provoque un débat entre les partisans du local et les partisans du bio. Ce débat se retrouve au sein des AMAP. Nous avons fait le choix du bio autant que possible local. D’autres préfèrent du  local même s’il n’est pas bio. Nous espérons rapidement nous rejoindre autour du développement du bio de proximité…

Que pensez-vous justement du nouveau label européen bio ?
Ce nouveau label est un recul par rapport au label AB français. Il a moins de valeur car moins exigeant et donc plus adapté à la demande de la grande distribution. Depuis plusieurs années, la grande distribution cherche à faire baisser le niveau d’exigence en bio.  Elle a déjà obtenu un assouplissement important des engagements pour produire des œufs bio. Même si le travail des différents acteurs de la bio dont la Fédaration Nationale  d’Agriculture Biologique (FNAB), a réussi à maintenir un niveau d’engagement relativement satisfaisant, le nouveau Label européen répond mieux aux attentes de la grande distribution que le label AB français. Ce nouveau label rend caduque les labels de chaque pays qui doivent maintenant appliquer le nouveau label européen.
Il est possible qu’en France on revienne à Nature et Progrès. Nature et Progrès a été le précurseur du label AB et a conservé un niveau d’exigence supérieur. Prenons l’exemple des œufs. C’est un des premiers produits que l’on trouve un peu partout en bio dans les grandes surfaces. Le nouveau label européen moins contraignant a facilité ainsi la production d’œufs bio mais sans avoir la même qualité.

Nous vous avons connu à travers votre offre de panier bio. D’où proviennent les produits des paniers ?
Nous travaillons avec l’association Terre Ferme, qui a pris des parts dans notre SCIC, pour fournir à nos clients des paniers bio.
Terre Ferme, située à Peaugres en Ardèche, est membre du réseau «  Jardin de Cocagne », qui a développé les paniers bio en maraîchage en vue d’employer des personnes en réinsertion.

Le bio est très tendance. Les produits AB ont rejoint les rayons de la grande distribution. Comment cela se passe t-il pour les petits commerces comme le votre ?
Nous ressentons le frein lié à la crise économique malgré la prise de conscience du bien-manger. La grande distribution et le « hard discount » utilisent volontiers les produits bio comme produit d’appel en proposant des prix difficiles à appliquer pour le petit commerce. Ceci étant nos fruits et légumes bio sont souvent bien placés par rapport à ceux des grandes surfaces. Nos consommateurs sont d’abord des gens locaux qui ont soutenu le projet pour sa dimension coopérative, d’économie sociale et solidaire de proximité. Ce n’est que progressivement que nous touchons les consommateurs plus spécifiquement bio. Mais les habitudes de consommation de grande distribution restent bien ancrées. Et beaucoup de magasins bio se laissent tenter par la moyenne surface (200-300 m2) ou plus.  Nous optons plutôt sur la proximité.

Enfin, pour conclure, quel est le projet en économie durable que vous voudriez nous faire partager ?
Je pense à Enercoop. Cette SCIC à l’échelle nationale a mis en place une démarche coopérative entre privée et publique. Il s’agit de gens qui produisent de l’énergie renouvelable, en solaire ou autres, et qui ont choisi de vendre celle-ci à des consommateurs tout simplement. Une initiative à suivre…

Merci à Vincent



Les AMAP en images

10 juin, 2009 • Catégorie: Changer la ville

tooeco a publié plusieurs billets sur les AMAP. Pour compléter cette série d’articles, nous vous invitons à consulter un mini-reportage.

Circuit-court, panier et agriculture biologique sont des sujets que nous traitons régulièrement. tooeco s’est également fait le relais des Associations de Maintien de l’Agriculture Paysanne, plus souvent connues sous le sigle Amap. Après avoir présenté les AMAP et après notre rencontre avec l’Alliance PEC, réseau régional des Amap en Rhône-Alpes, nous vous proposons à travers ce dernier billet un mini-reportage sur le fonctionnement des AMAP réalisé par Terre TV.

Et si ce mode de consommation sous forme de panier vous tente, la carte de l’offre des paniers de tooeco vous permettra de découvrir l’offre près de chez vous !



Entretien avec un artisan du vin, Jean Christophe Rossi, le domaine de Valla des Laures

30 mar, 2009 • Catégorie: tooeco a rencontré...

C’est à Saint-Montan que nous avons rejoint Jean Christophe Rossi, l’occasion de découvrir ce bourg médiéval niché dans les contreforts du sud de l’Ardèche.
Cet entretien est réalisé dans le cadre de la semaine sans pesticides en Rhône-Alpes.

Village unique, c’est un site du Ve au XVe siècle, abandonné puis ruiné jusqu’en 1969 où commence un superbe travail de restauration qui permet au village de revivre. Dans une petite ruelle au pied du château installé dans un ancien cachot se trouve le caveau du Valla des Laures.

Un parcours atypique, après une carrière professionnelle dans le conseil et la gestion, Jean Christophe Rossi choisit en 2002 de créer son exploitation au début sur moins de 2 hectares.

Jean Christophe, parlez-nous de votre exploitation ?
J’exploite ma vigne sur 6 hectares de terrain autour de Saint-Montan dans le sud du terroir des Côtes du Vivarais. La production est gérée raisonnablement, les rendements sont volontairement limités autour de 30 hectolitres/ha* pour obtenir un vin plus concentré en goût. Nos cépages sont la Syrah et le Grenache.
Je me considère comme un artisan qui cherche à offrir un vin de qualité ancré dans son terroir, un produit à déguster. La production reste limitée à moins de 20 000 bouteilles par an.

En quoi consiste le travail d’un artisan de la vigne ?
De décembre à mars, c’est la taille et les travaux d’entretien, puis d’avril à septembre c’est la commercialisation avant d’attaquer la récolte et la vinification pour finir la saison en novembre. L’année est bien remplie. Ce métier exige de nombreuses compétences et nous sommes souvent à la merci de la nature. Il faut savoir produire, gérer et vendre. Je suis un vigneron et non un viticulteur, un vigneron ancré dans sa terre et dans le respect de l’environnement.

Et le respect de l’environnement, concrètement c’est quoi ?
Par exemple, si la nature le permet nous nous contentons de 3 à 4 traitements phytosanitaires en utilisant des produits admis en agriculture biologique. Il n’y a pas de traitement superflu, il faut savoir admettre quelques pertes.
Sur l’exploitation nous n’utilisons pas d’engrais chimique ni de désherbant. On se contente de travailler le sol avec le tracteur, la charrue. Alors bien sûr il y a parfois un peu d’herbe au milieu des vignes. On y trouve même en saison des poireaux sauvages ou des asperges ! La vendange est réalisée à la main et la vinification est naturelle. Nous n’avons pas le label bio mais nos vins sont produits le plus naturellement possible.

Qui sont vos clients ?
Ce sont principalement des particuliers et des restaurateurs dans toute la France. Nous sommes dans un secteur touristique. Toutes les nuits d’été, je suis sur un marché nocturne avec plus de 50 dates en deux mois pour faire découvrir mes produits. Le client agit souvent sur un coup de cœur de vacances qui se prolonge par des achats sur internet toute l’année. Et parfois, ce sont des surprises comme de retrouver son vin en photo conseillé par Joël Robuchon (in Le Chasseur Français, août 2008), c’est une récompense !

Depuis quelques temps vous n’êtes plus seul ?
Effectivement, Perrine 22 ans m’a rejoint. Elle prépare actuellement en alternance un bac pro vin. Nous partageons la même conception de notre métier. C’est un enrichissement de travailler avec une femme, nous avons des palais et des goûts différents qui vont se compléter pour obtenir de nouvelles saveurs. C’est un métier où il y a peu de femmes. Perrine envisage à terme de créer son exploitation.

Et encore plein de projets, j’imagine ?
Oui bien sûr ! Il y a un projet d’oenotourisme. Je suis en train de rénover un bâtiment et j’ai envie d’associer vin, tourisme et découverte de nos veilles pierres. J’ai aussi le projet de planter du raisin sur une très ancienne parcelle pour vinifier du vin blanc. Et puis très bientôt une nouvelle cuvée de Syrah, encore plus tannique, pour un vin de terroir.

Merci Jean-Christophe pour votre accueil et la visite de ce charmant village.
Nous vous invitons à vous rendre au caveau du Valla des Laures et à prendre le temps de visiter ce village qui mérite le détour.

* L’AOC autorise jusqu’à 52 hectolitres/hectares



L’édition 2009 du Printemps des Amap est lancée !

22 mar, 2009 • Catégorie: La Une

Cet évènement d’envergure nationale se déroule du 21 mars 2009 au 21 juin 2009. Il a pour but de donner plus de visibilité au mouvement des AMAP, de montrer que les AMAP ne sont pas des initiatives isolées, mais bel et bien un mouvement national.

Il s’agit, pour les AMAP et leurs réseaux, d’organiser des événements locaux dans toute la France, allant de la porte ouverte à la ferme à la fête InterAMAP départementale, en passant par l’organisation de ciné-débats etc..

Printemps des Amap du 21 mars au 21 juin 2009

Une communication nationale est pilotée par MIRAMAP  avec un calendrier des manifestations prévues.
Pour en savoir plus sur les évènements dans notre région, contact : Alliance PEC RA – alliancerhonealpes@free.fr - 04 78 37 19 48



Slow Food en Rhône-Alpes pour le droit au plaisir

11 mar, 2009 • Catégorie: Petits bonheurs

L’alimentation est au cœur du réseau mondial de Slow Food, avec une conviction, le contenu de notre assiette à un impact direct sur le monde qui nous entoure !
Partie d’Italie en 1989, l’association slowfood en Rhône-Alpes compte aujourd’hui 5 conviviums (groupes locaux).

Que nous dit le slow food ? Savoir prendre le temps de manger, de découvrir et de partager, bien loin des principes des fast food et de la nourriture uniforme, tel est le principe de base de ce mouvement. Autre principe : défendre la biodiversité alimentaire, éduquer au goût et mettre en avant les producteurs locaux. L’objectif est de concilier plaisir de se nourrir tout en étant responsable en matière d’environnement et de production agricole.

Plus de 80 000 adhérents répartis dans le monde défendent cette philosophie de développement du goût au lieu de l’amoindrir et de la standardiser.

C’est dans les “Conviviums”, mot latin qui signifie “un festin, une réception,un banquet”, que les adhérents se réunissent localement. Ces groupes locaux vont relayer sur place les principes de l’association par des actions de promotion, de découverte des producteurs et d’éducation des enfants.

En Rhône-Alpes, Les canuts écervelés (Slow Food Lyon) seront présents par exemple les 16 et 17 mars prochain de 18h00 à 23h00 lors du 17ème Carnaval Humanitaire de l’INSA sur le campus de la Doua à Lyon pour animer des ateliers d’éducation au goût, pour déguster et s’informer. Qu’en à Slow food Ermitage se propose de vous faire découvrir les brasseurs de Rhône-Alpes, avec la route de la bière qui vous ménera à la Brasserie du Pilat pour déguster sa bière bio.

Vous pouvez aussi rejoindre les conviviums à Saint Etienne, Die et Annecy pour partager avec eux le plaisir du bon goût et du savoir-faire dans le respect de l’environnement.

Des principes simples pour montrer que plaisir et gourmandise ne sont pas incompatibles avec alimentation saine.
Une association que nous nous engageons à suivre sur tooeco.



C’est au tour de la Loire d’avoir son premier distributeur de lait cru

17 fév, 2009 • Catégorie: Changer la ville

Installé à Sorbiers, les habitants de la région peuvent venir chercher leur lait cru quotidiennement au distributeur.

Les distributeurs automatiques de lait essaiment puisque pour la 3ème fois tooeco vous présente cette nouvelle forme de consommation de lait. C’est au tour de la ferme de la Thiollière situé à Saint-Christo-en-Jarez et tenu par Catherine et Bernard Desorme de proposer le distributeur automatique 24 heures sur 24 pour vendre la production de lait de leurs vaches laitières. Le lait au coût d’1 euros par litre peut être emporté dans votre propre récipient ou si vous ne venez pas avec une bouteille, l’automate permet d’acheter une bouteille en plastique pour 30 centimes d’euros, solution à utiliser occasionnellement car moins écologique mais qui rend service pour les oublis.

Le distributeur qui se démocratise dans notre région a une contenance de 300 litres environ et permet de redécouvrir le goût du lait frais cru.

Quelque soit la saison la qualité du lait est préservée. En effet, l’hiver les vaches sont nourries avec du foin séché en grange (zéro ensilage). En 2005, les exploitants ont construit un séchoir solaire à fourrage qui permet d’engranger tout l’été une grande quantité de foin d’une grande qualité.

La ferme de la famille Desorme exploite aussi les autres produits de la ferme comme le tritical orge blé dur pour l’alimentation des animaux. En  phase de reconversion à l’agriculture biologique, la démarche engagée en juin 2008 permettra à l’exploitation d’être certifiée en juin 2010.

Le distributeur est implanté sur le parking du magasin Gamm Vert, rue Moulin Giller à gauche de l’entrée principale de ce magasin vers les chariots. En venant de Saint-Etienne, il se trouve à droite avant d’arriver au carrefour offrant à gauche la direction de la Talaudière, tout droit la direction Sorbiers et à droite la direction de Saint-Chamond.

Si vous souhaitez en savoir plus sur l’ensemble des produits et la démarche de ce couple d’agriculteurs, n’hésitez pas à les contacter directement à l’aide de leur adresse mail.



Les cartes en Rhône-Alpes