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Galette des Rois des Forêts  par Naturel Gourmet

5 mar, 2010 • Catégorie: Petits bonheurs

Merci à Rose de Naturel Gourmet qui nous offre, ci-dessous, cette recette originale et encore de saison à déguster sans modération

Les cynorrhodons  sont les baies de l’églantier (Rosa Canina), qui apparaissent au début de l’hiver et murissent avec les premières gelées, elles sont exceptionnellement riches en vitamine C et se glissent dans tous types de mets pour prodiguer leurs bienfaits durant la saison froide.

Ingrédients :

500 grammes de pâte feuilletée et un œuf pour dorer,
400 grammes de baies d’églantier sauvages,
1 œuf,
170 grammes d’amandes,
150 grammes de sucre roux,
80 grammes de margarine.

Laver les cynorrhodons et les débarrasser des tiges, couvrir d’eau froide et porter à ébullition. Laisser cuire environ 10 minutes à feu doux. Passer les baies avec la grille fine du moulin à légumes pour en extraire les graines et les poils, réserver la pulpe.
Mixer ou piler les amandes complètes avec le sucre et l’œuf.
Incorporer la margarine et la purée de cynorrhodons puis mixer jusqu’à obtention d’une crème que l’on pourra tout de suite répartir sur le fond de pâte avant de la recouvrir d’une seconde pâte feuilletée dont on soude les bords avec un peu d’eau.
Dorer à l’œuf battu et décorer avec la pointe d’un couteau avant de mettre au four pour 30 à 40 minutes thermostat 7.

Enfin déguster !



Corabio pour le bio local et de saison

15 fév, 2010 • Catégorie: tooeco a rencontré...

Olivier Rousseau, chargé de mission à Corabio, acteur incontournable en région Rhône-Alpes a accepté de répondre aux questions de tooeco.

Pouvez-vous nous présenter en quelques mots Corabio ?
Corabio s’occupe de la coordination régionale de l’agriculture bio constituées de quatre associations départementales et d’une association professionnelle d’apiculteurs. Notre organisme qui assure la dynamique du réseau a également un rôle de représentation auprès des collectivités territoriales et institutionnelles, organismes et médias. Enfin, nous sommes affiliés à la FNAB, la Fédération nationale d’Agriculture Biologique des régions de France.
Nous œuvrons pour l’Agriculture Biologique en région Rhône-Alpes en développant des actions d’informations et de promotion pour le grand-public et la presse. Notre rôle s’étend auprès des agriculteurs pour accroitre le nombre de producteurs en bio.

Plus concrètement, pouvez-vous nous citer des actions ?
Nous avons mené deux grandes campagnes en 2009. Le Printemps Bio, fête nationale qui a fêté ses 10 ans et qui se tient en juin pendant une quinzaine de jours. C’est l’occasion de visiter des fermes, des entreprises de créer des animations, foires et marchés et de favoriser l’information sur cette agriculture en direction du grand-public. Notre deuxième action phare et qui est spécifiquement rhônalpine s’appelle « Bio et local c’est l’idéal ». Cette manifestation propose dans toute la région une semaine de découverte des producteurs locaux. Il s’agit de sensibiliser les consommateurs à l’intérêt des circuits courts, à l’achat de proximité et d’attirer l’attention à la saisonnalité des produits. Dans cette approche, nous incluons les ventes directes tels que les paniers, la vente à la ferme, les marchés et les magasins de producteurs.

Les circuits courts se développent-t-ils réellement ?
Oui et c’est logique pour l’agriculture biologique car il s’agit de bon sens. Le consommateur en achetant bio est sensible au choix de l’agriculture et vient tout naturellement à la vente directe. Aujourd’hui le bio se développe beaucoup avec la prise de conscience de l’écologie et de ce fait c’est l’explosion de vente directe et de circuit-court. Tout le monde est gagnant avec la vente directe : le produit est plus frais, les prix plus avantageux pour le client car moins d’intermédiaire et une meilleure rémunération pour les producteurs. Ce nouvel échange économique apporte également beaucoup dans le développement du lien social et redonne vie à l’économie locale et environnementale

Quelques chiffres sur le bio ?
Côte consommation, le bio évolue depuis 10 ans avec une croissance de 10% par an en moyenne. L’année 2008 a été exceptionnelle avec un bon de 25%. Côté production, nous avons une augmentation de 11% de nombre de surface en bio. Il y a beaucoup de surface agricole en conversion mais le SAU* reste insuffisant. L’AB était assez dynamique il y a 30 ans et la France depuis est à la traine par rapport aux pays européens. Le Grenelle de l’Environnement ne suffira pas pour rattraper le retard d’une politique volontaire du bio.

Quels sont les freins pour un producteur pour se convertir à une agriculture bio ?
Tout d’abord la conversion est longue et demande du temps. Cela demande au producteur de changer l’approche de son travail. Aujourd’hui, le consommateur fait un effet levier auprès des producteurs et lève le principal obstacle qui est avant tout culturel et philosophique. La consommation du bio est passée du modèle marginalisé à quelque chose d’admis voire exemplaire. Aujourd’hui, le consommateur est rassuré en achetant un produit local auprès d’un producteur bio. L’AB a fait ses preuves et il y a des débouchés. C’est encourageant pour les producteurs.


Dans la grande distribution, beaucoup de produits bio apparaissent dans les rayons. Y a-t-il des différences avec le produit bio que l’on peut trouver en vente directe ?

Le bio est un produit bio qu’il soit fait en France ou ailleurs. C’est le même du moment qu’il a un label. Le distingo doit être fait sur le circuit de diffusion et de distribution et c’est à cette étape là que les différences apparaissent.C’est problématique si le produit fait 8000 kms. S’il y a importation, c’est que la production ne répond pas suffisamment à la demande française. 1/3 de la consommation bio est actuellement importée ce qui peut se justifier pour les produits non cultivables en France. L’exemple type : la banane ou le café.  Mais beaucoup d’autres produits aujourd’hui importés pourraient être produits en France.

Qui sont les clients du bio ?
Il y a toujours le noyau historique de consommateur du bio, public très averti et très impliqué. Aujourd’hui, cela dépasse amplement cette population-là. Il y a une véritable démocratisation du bio, un mouvement qui concerne toute la population urbaine et rurale. C’est une tendance de fond en production et en consommation. Au-delà de ce premier constat, les comportements sont divers.

Comment expliquez-vous cet envol du bio ?
Il s’agit d’une transformation de la société et fait appel à une dimension de « sens ». Nous sommes confrontés à différentes crises : sanitaire, environnementale… Ces questionnements se retrouvent dans les films diffusés comme Home ou le Syndrôme du Titanic. Sur le plan politique, le Grenelle de l’Environnement s’est saisi de ces questions. Il ne faut pas sous-estimer ces campagnes qui fond écho au niveau du citoyen. Nous traversons une époque de prise de conscience et recherchons plus de lien. L’achat direct chez le producteur va également dans ce sens et donne une valeur ajoutée.

Rhône-Alpes, est-elle une région dynamique dans le bio ?
Tout à fait, nous sommes la première région en nombre de producteurs et nous avons une grande diversité de produits comme les plantes aromatiques, l’apiculture et la viticulture. Nous sommes une région avec une forte conscience environnementale. Cela est très net dans la Drôme où la population développe un rapport avec la nature très fort.

Pour clore cet entretien, auriez-vous un coup de cœur sur une initiative à nous faire partager ?

Les magasins de producteurs bio sont de réelles initiatives intéressantes et une alternative pour les consommateurs. Il s’agit de lieux où les producteurs s’associent pour créer un point de vente commun. Dans la Drôme, il y en a déjà 3, bientôt peut-être 5 !

Merci beaucoup Olivier pour ce tour d’horizon du bio en Rhône-Alpes. Pour en savoir plus sur Corabio et les producteurs : www.corabio.org

* SAU : Surface Agricole Utile



Court circuit.org, un projet pour une démarche écologique équitable locale

28 jan, 2010 • Catégorie: tooeco a rencontré...

Consommer bio et local sur Grenoble est le challenge que s’est fixé Sylvain Prat avec le projet Court-Circuit.org.

Ce jeune ingénieur en informatique est devenu très écolo au fil des années et a souhaité il y a un ou deux ans passer à l’action pour construire et aller de l’avant. Aujourd’hui indépendant, il met en œuvre court-circuit.org à son rythme.

Quels sont les objectifs que vous défendez à travers court-circuit.org ?
Proposer aux consommateurs des produits locaux de saison, bio si possible, le tout au meilleur rapport qualité/prix. Pouvoir aller chercher son produit chez les distributeurs, se rendre à l’épicerie prés de chez soi, pour créer du contact, pour créer de la convivialité. Ces points de distribution voient arriver ainsi une nouvelle clientèle. Pour les producteurs, nous offrons un nouveau circuit de distribution, une mise en avant de leur savoir-faire et produits. Au final, nous souhaitons mettre en relation des producteurs, distributeurs et consommateurs.

Parlez-nous de vos producteurs, qui sont t-ils ?
Nos producteurs sont à 80% à 80km à vol d’oiseau de Grenoble sauf pour quelques produits que nous ne pouvons trouver sur place, comme l’huile d’olive par exemple. Nous rencontrons chacun d’entre eux et découvrons leur production sur place. Les salons et foires bio nous permettent de prospecter de nouveaux fournisseurs. Il est difficile de créer une grande gamme de produits tout en conservant des prix intéressants.

Justement parlez-nous un peu de vos produits ?
Nos produits ne sont pas toujours bio mais toujours de qualité. Nous attachons beaucoup d’attention à la saveur et au goût de nos produits, manger doit être un plaisir ! Nous proposons par exemple du pain, de la farine, des sirops, des confitures, du miel, des huiles ou du savon… Une gamme qui s’agrandit petit à petit au fil des nouveaux fournisseurs.

Nous en savons maintenant plus sur vos fournisseurs. Mais qui sont vos distributeurs ?
Nos distributeurs sont de petits magasins de proximité, alimentations ou fromageries ; nos clients viennent retirer chez eux les produits et en profitent parfois pour compléter leur panier. Aujourd’hui, la difficulté réside dans le peu de lieu de distribution. Il nous faut trouver des points relais et des magasins qui veulent bien jouer le jeu, c’est un gros travail de sensibilisation. Des points-relais peuvent aussi se créer autour d’un client qui va regrouper plusieurs commandes, ce concept est amené à s’étendre.

Nous avons donc des producteurs, des distributeurs, il nous reste à découvrir au bout de la chaine : les clients ?
Il faut à la fois charmer les écolos tout en restant neutre et « sucré » pour que le grand-public adhère à notre offre. Tout le monde est écolo mais dans les actes c’est plus compliqué. L’abonnement à l’année permet d’offrir des produits de qualité à des prix intéressants et sans contrainte. Nous nous positionnons en complément des AMAP avec des produits plus sucrés, plus facile à aborder.

Vous être en train de mettre en place une nouvelle version de votre site ?
Oui, les projets évoluent et doivent s’adapter. Nous sommes donc en train de proposer une nouvelle formule sous la forme de panier. Il va être possible de commander et remplir son panier en ligne avant de venir retirer ses produits dans les points-relais. La nouvelle version est en cours de mise en place. Patience n’hésitez pas à revenir…

Et des projets plein la tête, j’imagine ?
A plus long terme, j’aimerais pouvoir franchiser le projet court-circuit, à savoir son système informatique et le concept de site panier, et ainsi démontrer la faisabilité d’une telle initiative. Je souhaite aussi continuer à mettre en relation les individus autour d’une philosophie, mutualiser les compétences et les micros activités, essayer de donner envie de changer le monde ensemble. Toutes les bonnes volontés peuvent nous rejoindre pour nous aider à faire vivre le site.

Pour finir, quel a été votre dernier coup de coeur autour d’initiatives en développement durable ?
Je vais mettre en avant l’un de mes producteurs, Régis Ressicaud. Les fruits de ma passion et son atelier de transformation de fruits nous offre de très bon produits. A déguster !

Merci Sylvain, pour votre enthousiasme, nous allons continuer à suivre vos projets sur tooeco.



2009, un bon cru développement durable pour notre région ! (suite)

20 jan, 2010 • Catégorie: Changer la ville, Humeurs

Dans notre précédent billet, nous avons surtout mis en valeur les actions de sensibilisation. Mais plus concrètement, quelles sont les initiatives de 2009 en Rhône-Alpes ?

La ville de Saint-Etienne s’est engagée dans une démarche d’alimentation bio auprès des écoles. Depuis la rentrée de septembre 2009, les cantines des enfants sont passées au bio et ce sont 9000 enfants qui bénéficient de ces repas. Au-delà du bio, c’est aussi le choix des circuits-courts en faisant appel à des producteurs de la Loire, de la Haute-Loire et de la Drôme. Selon l’Observatoire National de la Bio en Restauration Collective, 36% des restaurants collectifs proposent des produits bio et 35 % comptent s’y mettre d’ici 2012. Les particuliers soutiennent également le secteur de l’alimentation bio et du cosmétique. Selon Le Progrès, fin 2008, 292 points de vente bio étaient recensés en Rhône-Alpes dont 75 sur l’agglomération lyonnaise. Début 2010, ils seront environ 315.

Côté nature, la dépollution du Rhône a été lancée. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme de recherche de dépollution aquatique pour les PCB. Première étape d’une action plus ambitieuse qui souhaite développer des technologies douces pour éliminer les polluants.

Côté transport, où beaucoup reste à faire, saluons l’initiative de la ville de Chambéry qui soutient l’usage des deux roues en apportant sa contribution via une subvention à tout citoyen faisant l’acquisition d’un deux roues électriques. La ville d’Annecy, de son côté, a sollicité les associations AGE 21 (Avenir Génération Environnement) et Confédération Syndicale des Familles 74 afin d’élaborer un projet sur la faisabilité d’un transport par câble. Nous reviendrons sur ce projet FIL à suivre sur le forum de la ville.

Dans les bonnes pratiques, au troisième palmarès de « la volonté écologique » du journal La Vie, l’Ardèche prend la première place du palmarès des départements français de plus en plus écologiques. L’Ardèche s’est également opposée aux cultures OGM sur le territoire du Parc naturel régional des Monts d’Ardèche.

Un palmarès partiel mais enthousiasmant.



La Charrette Bio, un panier bio et local sur le bassin grenoblois

19 jan, 2010 • Catégorie: Changer la ville

La distribution en circuit-court devient une réalité et se diversifie, en témoigne l’offre de La Charrette Bio.

La Charrette Bio est une association regroupant plus de 16 exploitations régionales qui ont choisi de distribuer leurs produits directement aux consommateurs, pour que le meilleur de leurs fermes viennent à nous.
Ces exploitations ont toutes choisi de faire le choix du bio ou sont en cours de conversion pour nous offrir des produits de qualité et écologiquement responsable. Fruits, légumes, fromages, pains mais aussi viandes, escargots ou miel pourront remplir vos paniers.

Ici pas d’intermédiaire, le système de distribution est simple et ne demande aucun abonnement , ni engagement. Vous commandez sur le lieu de distribution de votre choix et vous revenez la semaine d’après pour retirer et régler votre commande. Il est aussi possible de commander par téléphone ou par internet.
Ce système de pré-commande évite les pertes et optimise l’organisation du travail des agriculteurs.

Pour être au plus prés des consommateurs, La Charrette Bio se déplace sur l’agglomération grenobloise : le mercredi à Grenoble, à l’Ile Verte puis à la Porte de France, le jeudi direction l’IUFM et vendredi c’est sur Voiron à l’hôpital.

La charrette Bio, un nouveau système de distribution à découvrir sans tarder !

Et bien sur retrouvez toutes les offres sur notre carte des paniers en Rhône-Alpes.



Au tour de Roanne d’avoir son distributeur de lait

8 jan, 2010 • Catégorie: Changer la ville

C’est en Loire et plus précisément à Roanne que vient d’être installé fin Décembre un nouveau distributeur de lait cru.
Rendez-vous sur la place de l’Hôtel de ville pour chercher votre lait fourni par l’exploitation de Sylvain et Aurélie Dupuis, à Saint-Just-la-Pendue.

Consultez notre carte pour découvrir les distributeurs de lait de notre région.



Cuisine et bio avec Claire de Cléa Cuisine

9 déc, 2009 • Catégorie: tooeco a rencontré...

Pour ce mois de décembre, voici une petite série d’entretiens spéciale « cuisine et bio ». Une façon de bien se préparer pour cette période de fêtes et pour innover dans nos assiettes.

Nous commençons avec une blogueuse grenobloise qui nous offre ses superbes recettes bio.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Claire, 28 ans, savoyarde d’origine,  jeune maman depuis peu, je cuisine bio depuis 15 ans et j’anime mon blog Cléa Cuisine depuis 4 ans ½. Après des études sur Grenoble, je suis partie pour un séjour de deux années au Japon avant de revenir sur la région grenobloise où je vis désormais. J’ai une vraie culture bio et j’ai grandi à Albertville prés d’un petit magasin qui démarrait avant de devenir aujourd’hui une référence : Satoriz.

Qu’est-ce que la cuisine bio apporte de plus ? Si on prend par exemple un tarte à la tomate bio ?
Cela permet de découvrir de nouveaux ingrédients qui peuvent se décliner sous plein de forme dans la cuisine. Le bio conjugue santé et saveur, pour une cuisine plus allégée. Dans une recette de tarte à la tomate, c’est l’occasion d’utiliser d’autres farines et de remplacer le beurre par une purée d’amande par exemple et d’y associer bien sur des tomates bio plus goûteuses. Consommer bio, c’est faire le choix de la planète pour ne pas nuire à l’environnement et bien sûr avec des produits de saison.

Si justement on devait garder 3 produits bio indispensables dans nos cuisines…
En premier l’Agar Agar un gélifiant naturel venu d’Asie. En second, une purée d’oléagineux, moins saturée en matière grasse et avec plus de goût. Par exemple, une purée 100% amande va apporter plus de goût à un crumble. Et pour finir une farine complète pour remplacer la farine traditionnelle.

Que penser du bio mis à toutes les sauces ?
Aujourd’hui il y a un vrai effet de mode. C’est un sujet porteur et vendeur pour les magazines et la presse en générale. Mais c’est aussi une tendance de fond qui s’ancre avec une vraie prise de conscience. De plus en plus de maman veulent aujourd’hui offrir à leurs bébés des légumes sans pesticides.

Mais pour le consommateur cela se traduit par un prix fort…
On paie le bio c’est vrai. C’est le prix de la qualité, les rendements sont moindres et moins intensifs. Mais manger bio c’est aussi consommer autrement, en essayant de compenser les coûts, en remplaçant la viande par des céréales. C’est aussi un état d’esprit, il faut préparer plus de choses soi-même, le fait maison et ne pas hésiter à faire son pain, son yaourt, donc cuisiner plus. C’est vrai que c’est un peu plus de temps passé à la cuisine, mais moins de temps passé dans les grandes surfaces ! C’est aussi une question d’organisation personnelle et prévoir les repas à réaliser. Au final je trouve que les budgets bio et classique ont tendance à s’équilibrer.

Parlons de Cléa dans sa région. Avez-vous testé les formules locales de paniers ?
Mes recettes ne sont pas marquées régionales mais sont réalisées avec des produits locaux. Je fais mes courses exclusivement chez Satoriz et sur la région d’Albertville en direct chez des producteurs. Je n’ai pas encore testé les formules paniers et AMAP, pour une bonne raison simple, l’écriture de mes livres m’impose de préparer à l’avance mes recettes et donc de choisir mes produits.

L’offre bio sur Grenoble est-elle satisfaisante ?
On utilise uniquement les transports en commun et le tramway sur la ville, il n’y a aucun souci pour se déplacer. D’autant que Grenoble est une ville bien desservie en magasin bio. En plein centre ville, on trouve facilement tous les produits nécessaires et plein de petites épiceries bio.

Quelles sont vos bons plans sur Grenoble ?
Pour les enfants, un coup de cœur avec Mon petit öko  et ses produits originaux. Côté restaurant bio, à découvrir « Au clair de Lune », pas très loin du Musée de Peinture : un restaurant très sympa, ouvert à midi, un esprit cantine et une cuisine simple avec du goût pas exclusivement végétarienne. Et si je dois choisir un plat, ce sont les lasagnes !
Et dans la région, un producteur de noix et d’huile de noix dans la Drôme Les fruits de Florian Adenot.

Et pour finir, une idée de recette pour ces fêtes de fin d’années, avec un repas végétarien.

Merci Cléa pour cet entretien et si vous avez des petits bout’choux découvrez vite le dernier livre de Cléa P’tit Chef Bio.



Ets Barnier, alimentation animale et bio ?

23 oct, 2009 • Catégorie: Entreprendre autrement

Bien nourrir les animaux pour bien nous nourrir, même si cela semble une évidence elle est souvent remise en question , farines animales , additifs de toutes sortes et OGM sont là pour nous le rappeler.

La société Barnier (Drôme) spécialisée dans l’alimentation animale naturelle offre une solution avec sa gamme biologique.
Dès 1992 cette entreprise a abordé le virage bio en offrant d’abord des aliments bio pour poules avant de créer en 1998 une nouvelle unité spécialisée.
Aujourd’hui la gamme bio offre des aliments certifiés eco-cert, toutes les matières premières (maïs, blé, orge, tourteaux de tournesol, sésame, soja, luzerne déshydratée…) sont issues de l’Agriculture Biologique.
De nombreuses espèces animales (volailles, bovin, chevaux et même escargots) trouvent ici une nourriture de qualité et saine.

Il est à noter que le bio représente 80% de la production totale de la société Barnier , les 2O% restant allant vers une gamme plus traditionnelle mais néanmoins de qualité (sans OGM).

Encore plus d’informations sur le site de l’entreprise.



Le nouveau guide des vignerons bio de Rhône-Alpes

30 sept, 2009 • Catégorie: Astuces

Pour cette seconde édition du guide des vins bio, Corabio a recensé, pour notre plaisir, 50 vignerons ou caves coopératives sur la région Rhône-Alpes. Du beaujolais au vin du Forez et du Roannais, en passant par les côtes du Rhône jusqu’au Diois avant de finir avec les vins de Savoie et du Bugey, c’est toute la diversité des terroirs de notre région qui est représentée dans ce guide.

En France, le vin bio c’est un peu plus de 3% du vignoble national, c’est peu. Le vin est issu de raisins produits en agriculture biologique. La culture du raisin et l’entretien des sols se conforment à un cahier des charges précis : pas de traitement chimique, pas d’engrais, de désherbant, et les vendanges se font généralement à la main. Le label garantit uniquement le raisin et non la transformation du raisin en vin lors de la vinification.

Dans un souci de clarté, les associations de producteurs de vin AB réfléchissent à la création d’un label certifiant un vin bio qui devrait inclure toutes les phases de transformation et notamment la vinification. Cette contribution s’inscrit dans le projet Orwine et participe à l’élaboration d’une réglementation européenne de la vinification biologique.

Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Aquitaine et Rhône-Alpes représentent à elles-seules les 3/4 de la production bio. Notre région compte actuellement 214 vignerons certifiés qui sont situés principalement dans les départements de la Drôme, de l’Ardèche et du Rhône.

Pour en savoir encore plus et découvrir ces producteurs bio ou en phase de conversion, n’hésitez pas à télécharger le Guide des vignerons bio de Rhône-Alpes.



Penser “Bio et local, c’est l’idéal”

2 sept, 2009 • Catégorie: Agenda, La Une

Les produits bio d’automne, la vente directe et les circuits courts seront à l’honneur en Rhône-Alpes du 22 au 27 septembre pour une nouvelle édition de la campagne «Bio et local, c’est l’idéal», pour nous informer sur les qualités et les avantages des produits bio en circuit court et faire connaître les producteurs bio en vente directe.

Cette campagne d’information et de sensibilisation, organisé par Corabio et pour la 3ème édition, proposera une série d’animations et de rendez-vous dans les fermes bio, sur les marchés, dans les magasins de producteurs. Au programme également, des rendez-vous destinés à sensibiliser les publics professionnels à l’intérêt des produits bio en circuits courts : élus, collectivités, restauration collective, associations de consommateurs et protecteurs de la nature…

Pour suivre l’actualité sur cet évènement et avoir plus de détail sur le programme : www.corabio.org



Un reporter pour Le Monde 2 a fait l’experience de l’écologie au quotidien

24 juil, 2009 • Catégorie: Humeurs

Dur d’être écolo, telle est la conclusion de Frédéric Potet qui s’est mis dans la peau de l’Homo ecologicus.

Dans son numéro 283 daté du 18 juillet 2009, Le Monde 2 consacre sa grande enquête à l’écologie. “J’ai testé pour vous l’écologie qu quotidien” a été la mission que s’est assigné Frédéric Potet, reporter spécialisé dans les sujets vécus. Et là, nous découvrons l’ensemble des difficultés du quotidien pour être un bon citoyen écologiste. Réduire ses déchets, diminuer son empreinte écologique n’est pas si aisé même avec beaucoup de bonne volonté. Méthodique, l’auteur de l’article a tout d’abord fait le diagnostic de son empreinte écologique afin de cerner où il doit agir. De l’alimentation, aux appareils électriques, aux transports, au jardin, au tri des déchets et des papiers, en passant par la douche, le sujet est traité avec lucidité et un soupçon d’humour.

Cette expérience a le mérite de rendre compte que l’écologie implique un réel changement sociologique et que des freins existent. A nous de les surmonter et d’y apporter des réponses.



Un panier dans la cité sur Coublevie

18 juin, 2009 • Catégorie: Petits bonheurs

Depuis bientôt 2 ans nous nous attachons à vous faire découvrir l’offre des paniers en Rhône-Alpes, nous continuons notre série, en passant par Coublevie au pied de la Chartreuse, dans la salle de l’Orangerie derrière la mairie.Le principe du panier dans la cité est très simple, ici pas d’abonnement, pas d’avance de frais, pas de montant ou quantité minimum, vous commandez simplement vos produits biologiques d’une semaine sur l’autre.
Sur place un papier vous permet de cocher les paniers que vous avez choisis sinon vous pouvez commander par téléphone. Il ne vous reste plus qu’à vous présenter le vendredi suivant, de 16h à 19h, pour récupérer vos produits et régler, avant de passer une nouvelle commande.

Dans le panier, vous trouverez uniquement des produits biologiques de saison proposés en partenariat par des producteurs locaux, avec pour objectif d’assurer la viabilité économique des exploitations, en créant de l’emploi.

Au delà des paniers, il s’agit aussi d’un moment de rencontre entre les producteurs et les citadins venus découvrir les produits.

L’offre est très variée, elle évolue bien sûr au fil des saisons et permet d’offrir de nombreux paniers thématiques : légumes, fruits, douceurs, fromages, colis de viande, …

Nous ne pouvons pas conclure cet article sans citer tous les produits des paniers et ses producteurs qui s’attachent à travailler en accord avec les principes de l’agriculture biologique :
- de la viande de porc, bœuf, agneau de la Ferme du Mont Charvet à Velanne,
- les légumes du Gaec du Coteau à Saint Cassien,
- du pain et des viennoiseries de la Boulangerie paysanne de Saint Nicolas de Macherin
- les fromages de chèvre d’Yves Cousseau à Saint Blandine,
- des œufs, du miel et des petits fruits avec la poule aux fruits d’or à Saint Etienne de Crossey,
- des plantes aromatiques et médicinales de Tout Simplement à Virieu,
- des fruits de saison et du jus de la Ferme du May à Vourey,
- des yaourts, du lait de la ferme de l’abreuvoir à Saint Sorlin de Morestel,
- les légumes de saison du Lopin de Terre à Sassenage,
- des agneaux et volailles de Florence à Lentiol,
- les truites de Stéphane à Saint Jean de Royans,
- l’huile et la farine de la Ferme du Clos Doré à Brangue
- et pour finir même des escargots de Mémé Tine à Sassenage.

Si vous n’êtes pas autour de Coublevie, il y a surement un panier prés de chez vous que vous pourrez repérer avec la carte de l’offre des paniers en Rhône-Alpes de tooeco.



Le Pain du Peuil, c’est le choix de la qualité et de l’authenticité

12 juin, 2009 • Catégorie: Entreprendre autrement

Le Pain du Peuil, c’est d’abord le projet d’une femme qui est partie à la rencontre de son rêve : faire son pain ! Son credo : qualité, choix des matières premières de qualité et propreté. Elle aime le pain, son arôme, son odeur, sa texture et son histoire et elle a décidé de le partager avec nous.

Catherine Roux a changé de vie. Après de nombreuses années de métier dans les ressources humaines, elle est retournée se former en.. boulangerie. Son objectif était de produire un pain de tradition fabriqué exclusivement à base de farine biologique.

Aujourd’hui c’est chose faite. Le Pain du Peuil s’est installé à Varces près de Grenoble en Isère depuis quelques mois.

Notre boulangère fabrique son pain avec des produits frais de la région en essayant de privilégier au maximum les circuits courts. La farine provient d’un producteur de blé, Gérard Chevali, certifié Agriculture Biologique et Ecocert. Il vit et cultive dans la belle région du Trièves des blés anciens de bonne qualité de panification. Son moulin écrase le blé avec des meules de pierre afin d’éviter tout échauffement des farines Il produit des farine de blé type 65/80/150 , des farine de seigles type 80 et 110, des farines de sarrasin et kamut, son prochain essai sera le petit épautre.

Le Pain du Peuil est fabriqué au levain naturel, rendant le pain plus digeste et les minéraux plus assimilables, dans le cadre d’une fermentation de farine, d’eau et de sel, en pousse lente pour permettre le développement des saveurs et des arômes. Ainsi le gôut est authentique et cette technique allonge la durée de conservation jusqu’à 5 à 6 jours.

Les pains sont confectionnés entièrement à la main, dans le petit fournil de Varces : mélange, travail du levain, pétrissage et façonnage, choix des mélanges de farines et ingrédients cuissons et vente, directement du producteur au consommateur !

Dès l’entrée dans les locaux, la surprise nous attend tant l’innovation de Catherine est visible dès l’aménagement et la décoration de lieux. Enfin, pour vous donner envie, voici quelques nom de pains : le Rustique graines, le petit Tordu, le Céréalier, le Méridional, le Lubéron…

Mille et une raisons d’inviter plus souvent le pain du Peuil à notre table !

Contact : Le pain du Peuil



Les AMAP en images

10 juin, 2009 • Catégorie: Changer la ville

tooeco a publié plusieurs billets sur les AMAP. Pour compléter cette série d’articles, nous vous invitons à consulter un mini-reportage.

Circuit-court, panier et agriculture biologique sont des sujets que nous traitons régulièrement. tooeco s’est également fait le relais des Associations de Maintien de l’Agriculture Paysanne, plus souvent connues sous le sigle Amap. Après avoir présenté les AMAP et après notre rencontre avec l’Alliance PEC, réseau régional des Amap en Rhône-Alpes, nous vous proposons à travers ce dernier billet un mini-reportage sur le fonctionnement des AMAP réalisé par Terre TV.

Et si ce mode de consommation sous forme de panier vous tente, la carte de l’offre des paniers de tooeco vous permettra de découvrir l’offre près de chez vous !



tooeco s’est exporté, nous sommes partis au Maroc visiter la coopérative d’huile d’argan Tamounte

18 mai, 2009 • Catégorie: tooeco a rencontré...

tooeco s’est interrogé, dans un précédent billet, sur le juste équilibre de l’exploitation de l’huile d’argan à la fois dans un souci de préservation du territoire des arganiers et d’une économie équitable pour les femmes berbères. Grâce à une amie, proche des Marocains et de la culture berbère, nous avons été accueillis au sein d’une coopérative en février dernier. Et quel accueil !

A Imint’lit près de Smimou dans la province d’Essaouira, la coopérative Tamounte, créée en 2003, a pour principale activité l’extraction d’huile d’argan. Mme Tarabt Rachmain, présidente de l’association Tamounte nous parle avec passion de la coopérative.

Racontez-nous comment est né ce projet ?
Cette coopérative a vu le jour à l’initiative de l’ONG NDA International. Dès le départ, 19 femmes sont venues rejoindre le projet. Nous avons trois objectifs : améliorer nos conditions de vie de femmes en milieu rural, faire connaître nos produits issus de l’arganier et enfin intégrer la femme rurale dans le développement local de son douar. Pour intégrer la coopérative, il faut être adhérente.

Quelles sont les démarches pour devenir adhérente ?
Chaque femme qui souhaite travailler à Tamounte signe la charte et s’acquitte de la cotisation d’adhésion de 500 dirhams. Grâce à la charte, la nouvelle adhérente s’engage ainsi sur son savoir-faire d’extraction de l’huile d’argan. La cotisation permet à la coopérative d’acheter le matériel nécessaire, indispensable au début du projet. Les adhérentes en retour perçoivent le bénéfice de la coopérative.

A partir de l’extraction de l’arganier, quels sont les produits que vous vendez ?
Le produit le plus répandu est l’huile d’argan cosmétique. Traditionnellement, les femmes berbères n’utilisent pas l’huile d’argan sous forme cosmétique. Mais quand elles produisent l’huile, plutôt que de s’essuyer les mains à la fin de leur travail, elles se passent les mains sur le visage. C’est ainsi que les propriétés de l’huile ont été découvertes.
Nous produisons également de l’huile d’argan alimentaire et un produit de tradition : l’amlou. Il s’agit d’un mélange d’huile d’argan, d’amandes pelées et râpées et de miel sous forme de pâte à tartiner.

Comment distribuez-vous vos produits ?
Les produits sont vendus localement notamment dans une boutique à Essaouira qui est très fidèle à Tamounte et qui nous permet d’accéder à un marché à l’export. Nous avons aussi les ventes directes des visites à la coopérative. Certaines entreprises souhaitent aussi nous acheter l’huile d’argan en grande quantité mais ce type de vente ne nous convient pas car le client s’attache plus au prix qu’à la qualité du produit.

Le marché de l’huile d’argan a explosé en France. Mais comment reconnait-on une bonne huile d’argan ?
Elle doit être de couleur claire et être inodore. Contrairement à ce qui est répandu, les chèvres ne doivent pas avoir mangé les amendons qui du coup deviennent très odorants !

D’où vient votre matière première ?
La coopérative n’a pas d’arganiers. Nous achetons les noix d’argan aux producteurs locaux. Notre production dépend des producteurs.

Comment a été perçue la naissance de la coopérative dans le village ?
Au début, cela a été un peu difficile. Les hommes comme les femmes étaient frileux devant ce projet. Rapidement, l’apport financier des premières adhérentes a démontré l’atout économique que les villageois pouvaient en retirer. Aujourd’hui, la coopérative est très bien acceptée et nous comptons 51 adhérentes. Toutes les femmes qui ont adhéré à la coopérative dès sa création sont encore là. Vous savez ce sont des battantes car au début ce n’était pas facile !

Quels sont les nouveaux projets de Tamounte ?
Grâce aux bénéfices de la coopérative, nous avons changé de locaux et surtout nous avons maintenant une pièce que nous dédions aux enfants des adhérentes. Bien que parmi les femmes nous ayons des femmes âgées et des célibataires, beaucoup d’entre elles ont des enfants. Nous sommes en train d’organiser un accueil pour les enfants avec du mobilier scolaire. Les enfants pourront ainsi suivre des cours.

Merci à Tarabt, et à Zineb et François qui nous ont fait connaître ce joli coin du bout du monde. Et surtout merci beaucoup de nous avoir fait partager le quotidien des femmes de Tamounte. Leurs joies de vivre nous ont rempli de bonheur !



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