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Corabio pour le bio local et de saison

15 fév, 2010 • Catégorie: tooeco a rencontré...

Olivier Rousseau, chargé de mission à Corabio, acteur incontournable en région Rhône-Alpes a accepté de répondre aux questions de tooeco.

Pouvez-vous nous présenter en quelques mots Corabio ?
Corabio s’occupe de la coordination régionale de l’agriculture bio constituées de quatre associations départementales et d’une association professionnelle d’apiculteurs. Notre organisme qui assure la dynamique du réseau a également un rôle de représentation auprès des collectivités territoriales et institutionnelles, organismes et médias. Enfin, nous sommes affiliés à la FNAB, la Fédération nationale d’Agriculture Biologique des régions de France.
Nous œuvrons pour l’Agriculture Biologique en région Rhône-Alpes en développant des actions d’informations et de promotion pour le grand-public et la presse. Notre rôle s’étend auprès des agriculteurs pour accroitre le nombre de producteurs en bio.

Plus concrètement, pouvez-vous nous citer des actions ?
Nous avons mené deux grandes campagnes en 2009. Le Printemps Bio, fête nationale qui a fêté ses 10 ans et qui se tient en juin pendant une quinzaine de jours. C’est l’occasion de visiter des fermes, des entreprises de créer des animations, foires et marchés et de favoriser l’information sur cette agriculture en direction du grand-public. Notre deuxième action phare et qui est spécifiquement rhônalpine s’appelle « Bio et local c’est l’idéal ». Cette manifestation propose dans toute la région une semaine de découverte des producteurs locaux. Il s’agit de sensibiliser les consommateurs à l’intérêt des circuits courts, à l’achat de proximité et d’attirer l’attention à la saisonnalité des produits. Dans cette approche, nous incluons les ventes directes tels que les paniers, la vente à la ferme, les marchés et les magasins de producteurs.

Les circuits courts se développent-t-ils réellement ?
Oui et c’est logique pour l’agriculture biologique car il s’agit de bon sens. Le consommateur en achetant bio est sensible au choix de l’agriculture et vient tout naturellement à la vente directe. Aujourd’hui le bio se développe beaucoup avec la prise de conscience de l’écologie et de ce fait c’est l’explosion de vente directe et de circuit-court. Tout le monde est gagnant avec la vente directe : le produit est plus frais, les prix plus avantageux pour le client car moins d’intermédiaire et une meilleure rémunération pour les producteurs. Ce nouvel échange économique apporte également beaucoup dans le développement du lien social et redonne vie à l’économie locale et environnementale

Quelques chiffres sur le bio ?
Côte consommation, le bio évolue depuis 10 ans avec une croissance de 10% par an en moyenne. L’année 2008 a été exceptionnelle avec un bon de 25%. Côté production, nous avons une augmentation de 11% de nombre de surface en bio. Il y a beaucoup de surface agricole en conversion mais le SAU* reste insuffisant. L’AB était assez dynamique il y a 30 ans et la France depuis est à la traine par rapport aux pays européens. Le Grenelle de l’Environnement ne suffira pas pour rattraper le retard d’une politique volontaire du bio.

Quels sont les freins pour un producteur pour se convertir à une agriculture bio ?
Tout d’abord la conversion est longue et demande du temps. Cela demande au producteur de changer l’approche de son travail. Aujourd’hui, le consommateur fait un effet levier auprès des producteurs et lève le principal obstacle qui est avant tout culturel et philosophique. La consommation du bio est passée du modèle marginalisé à quelque chose d’admis voire exemplaire. Aujourd’hui, le consommateur est rassuré en achetant un produit local auprès d’un producteur bio. L’AB a fait ses preuves et il y a des débouchés. C’est encourageant pour les producteurs.


Dans la grande distribution, beaucoup de produits bio apparaissent dans les rayons. Y a-t-il des différences avec le produit bio que l’on peut trouver en vente directe ?

Le bio est un produit bio qu’il soit fait en France ou ailleurs. C’est le même du moment qu’il a un label. Le distingo doit être fait sur le circuit de diffusion et de distribution et c’est à cette étape là que les différences apparaissent.C’est problématique si le produit fait 8000 kms. S’il y a importation, c’est que la production ne répond pas suffisamment à la demande française. 1/3 de la consommation bio est actuellement importée ce qui peut se justifier pour les produits non cultivables en France. L’exemple type : la banane ou le café.  Mais beaucoup d’autres produits aujourd’hui importés pourraient être produits en France.

Qui sont les clients du bio ?
Il y a toujours le noyau historique de consommateur du bio, public très averti et très impliqué. Aujourd’hui, cela dépasse amplement cette population-là. Il y a une véritable démocratisation du bio, un mouvement qui concerne toute la population urbaine et rurale. C’est une tendance de fond en production et en consommation. Au-delà de ce premier constat, les comportements sont divers.

Comment expliquez-vous cet envol du bio ?
Il s’agit d’une transformation de la société et fait appel à une dimension de « sens ». Nous sommes confrontés à différentes crises : sanitaire, environnementale… Ces questionnements se retrouvent dans les films diffusés comme Home ou le Syndrôme du Titanic. Sur le plan politique, le Grenelle de l’Environnement s’est saisi de ces questions. Il ne faut pas sous-estimer ces campagnes qui fond écho au niveau du citoyen. Nous traversons une époque de prise de conscience et recherchons plus de lien. L’achat direct chez le producteur va également dans ce sens et donne une valeur ajoutée.

Rhône-Alpes, est-elle une région dynamique dans le bio ?
Tout à fait, nous sommes la première région en nombre de producteurs et nous avons une grande diversité de produits comme les plantes aromatiques, l’apiculture et la viticulture. Nous sommes une région avec une forte conscience environnementale. Cela est très net dans la Drôme où la population développe un rapport avec la nature très fort.

Pour clore cet entretien, auriez-vous un coup de cœur sur une initiative à nous faire partager ?

Les magasins de producteurs bio sont de réelles initiatives intéressantes et une alternative pour les consommateurs. Il s’agit de lieux où les producteurs s’associent pour créer un point de vente commun. Dans la Drôme, il y en a déjà 3, bientôt peut-être 5 !

Merci beaucoup Olivier pour ce tour d’horizon du bio en Rhône-Alpes. Pour en savoir plus sur Corabio et les producteurs : www.corabio.org

* SAU : Surface Agricole Utile



3 p’tits pois, ma petite épicerie

12 fév, 2010 • Catégorie: Changer la ville

Acheter autrement, c’est ce que nous propose 3 p’tits pois et son projet de coopérative de distribution de produits bio, locaux, équitables sur Lyon.

3 p’tits pois est une vraie initiative qui fait le pari de nous offrir un nouveau mode de distribution.
Le principe de fonctionnement est très simple. Pour commencer il faut constituer un groupe de 10 à 15 consom’acteurs (amis, voisins…). Une fois le groupe mis en place, vous devez trouver un lieu accessible pour stocker les produits, une cave ou une pièce  disponible par exemple, et créer ainsi votre magasin autopartagé entre les acteurs. Il ne vous reste plus qu’à commander les produits auprès de la coopérative de 3 p’tits pois, le catalogue s’annonce varié : alimentation, produits d’entretien, d’hygiène…
Chaque membre va noter au fur et à mesure les produits sortis, et régler en fin de mois la facture correspondante.
Un principe basé sur l’autogestion et qui doit permettre à chacun de profiter de produits bio et de qualité à moindre prix, en moyenne de 10 à 15% de moins qu’en épicerie classique.
Sans intermédiaire, 3 p’tits pois se charge d’entreposer les produits et d’assurer leur distribution vers chacun des groupes.

3 p’tits pois c’est aussi une éthiquette qui permet en un coup d’œil d’identifier le produit et son fournisseur. Et pour encore plus de clarté vous retrouvez sur l’éthiquette ”la toile” de 3 p’tits pois, qui permet d’identifier 4 critères du produit sous forme d’un symbole de type “radar” : bio, local, équitable et emballage.

Basées sur un principe simple à mettre en place, ces micro-épiceries sont déjà un succès et commencent à essaimer sur le Grand Lyon. Nous allons suivre avec attention ce projet et ses créateurs Julien et Olivier.



Agir ici et maintenant à Villard le 6 février en Vercors

28 jan, 2010 • Catégorie: Agenda

Un après midi avec les habitants des 4 montagnes et du Vercors drômois, pour présenter un maximum d’initiatives, d’acteurs et favoriser les rencontres inter-associations.

L’objectif est de donner ainsi des idées, des envies de participer et d’agir localement sur les comportements. Organisé par Initiatives-Vercors en partenariat avec les 8èmes Rencontres de l’écologie pratique de Die et dans le même esprit rendez-vous autour des stands, des ateliers et animations à la Coupole à Villard de Lans. Découvrez l’écologie au quotidien, autour des thèmes, alimentation et santé, habitat et énergie et Consommation.

Tout le programme sur le site www.initiatives-vercors.fr.



Court circuit.org, un projet pour une démarche écologique équitable locale

28 jan, 2010 • Catégorie: tooeco a rencontré...

Consommer bio et local sur Grenoble est le challenge que s’est fixé Sylvain Prat avec le projet Court-Circuit.org.

Ce jeune ingénieur en informatique est devenu très écolo au fil des années et a souhaité il y a un ou deux ans passer à l’action pour construire et aller de l’avant. Aujourd’hui indépendant, il met en œuvre court-circuit.org à son rythme.

Quels sont les objectifs que vous défendez à travers court-circuit.org ?
Proposer aux consommateurs des produits locaux de saison, bio si possible, le tout au meilleur rapport qualité/prix. Pouvoir aller chercher son produit chez les distributeurs, se rendre à l’épicerie prés de chez soi, pour créer du contact, pour créer de la convivialité. Ces points de distribution voient arriver ainsi une nouvelle clientèle. Pour les producteurs, nous offrons un nouveau circuit de distribution, une mise en avant de leur savoir-faire et produits. Au final, nous souhaitons mettre en relation des producteurs, distributeurs et consommateurs.

Parlez-nous de vos producteurs, qui sont t-ils ?
Nos producteurs sont à 80% à 80km à vol d’oiseau de Grenoble sauf pour quelques produits que nous ne pouvons trouver sur place, comme l’huile d’olive par exemple. Nous rencontrons chacun d’entre eux et découvrons leur production sur place. Les salons et foires bio nous permettent de prospecter de nouveaux fournisseurs. Il est difficile de créer une grande gamme de produits tout en conservant des prix intéressants.

Justement parlez-nous un peu de vos produits ?
Nos produits ne sont pas toujours bio mais toujours de qualité. Nous attachons beaucoup d’attention à la saveur et au goût de nos produits, manger doit être un plaisir ! Nous proposons par exemple du pain, de la farine, des sirops, des confitures, du miel, des huiles ou du savon… Une gamme qui s’agrandit petit à petit au fil des nouveaux fournisseurs.

Nous en savons maintenant plus sur vos fournisseurs. Mais qui sont vos distributeurs ?
Nos distributeurs sont de petits magasins de proximité, alimentations ou fromageries ; nos clients viennent retirer chez eux les produits et en profitent parfois pour compléter leur panier. Aujourd’hui, la difficulté réside dans le peu de lieu de distribution. Il nous faut trouver des points relais et des magasins qui veulent bien jouer le jeu, c’est un gros travail de sensibilisation. Des points-relais peuvent aussi se créer autour d’un client qui va regrouper plusieurs commandes, ce concept est amené à s’étendre.

Nous avons donc des producteurs, des distributeurs, il nous reste à découvrir au bout de la chaine : les clients ?
Il faut à la fois charmer les écolos tout en restant neutre et « sucré » pour que le grand-public adhère à notre offre. Tout le monde est écolo mais dans les actes c’est plus compliqué. L’abonnement à l’année permet d’offrir des produits de qualité à des prix intéressants et sans contrainte. Nous nous positionnons en complément des AMAP avec des produits plus sucrés, plus facile à aborder.

Vous être en train de mettre en place une nouvelle version de votre site ?
Oui, les projets évoluent et doivent s’adapter. Nous sommes donc en train de proposer une nouvelle formule sous la forme de panier. Il va être possible de commander et remplir son panier en ligne avant de venir retirer ses produits dans les points-relais. La nouvelle version est en cours de mise en place. Patience n’hésitez pas à revenir…

Et des projets plein la tête, j’imagine ?
A plus long terme, j’aimerais pouvoir franchiser le projet court-circuit, à savoir son système informatique et le concept de site panier, et ainsi démontrer la faisabilité d’une telle initiative. Je souhaite aussi continuer à mettre en relation les individus autour d’une philosophie, mutualiser les compétences et les micros activités, essayer de donner envie de changer le monde ensemble. Toutes les bonnes volontés peuvent nous rejoindre pour nous aider à faire vivre le site.

Pour finir, quel a été votre dernier coup de coeur autour d’initiatives en développement durable ?
Je vais mettre en avant l’un de mes producteurs, Régis Ressicaud. Les fruits de ma passion et son atelier de transformation de fruits nous offre de très bon produits. A déguster !

Merci Sylvain, pour votre enthousiasme, nous allons continuer à suivre vos projets sur tooeco.



La bio en questions : 25 bonnes raisons de devenir bio consom’acteur

25 jan, 2010 • Catégorie: Astuces

Si la France se situe au 19ème rang européen en terme de surfaces cultivées bio, en revanche la quantité de pesticides et d’engrais chimiques utilisée en agriculture conventionnelle (80 000 tonnes) fait de la France le premier consommateur européen et le troisième mondial. Face à ce constat, des consommateurs bio se sont regroupés dans l’association Bio Consom’acteurs, association nationale de consommateurs de produits biologiques. Elle a pour objet d’informer les citoyens sur l’importance de leurs choix de consommation et l’exemplarité de l’agriculture biologique, de promouvoir une consommation responsable privilégiant les produits biologiques et écologiques ainsi qu’un commerce équitable de ces produits, d’intervenir auprès des élus, localement et au niveau national sur l’urgence de développer l’agriculture bio, de défendre les intérêts des consommateurs de produits biologiques et écologiques.

Pour informer et sensibiliser les citoyens, l’association a publié en 2009 son premier guide pratique La bio en questions - 25 bonnes raisons de devenir bio consom’acteur. Soutenu par l’humoriste Marc Jolivet, la navigatrice Maud Fontenoy, le Docteur en Biologie Christian Velot, ou encore le Professeur Belpomme, cancérologue, ce guide gratuit de 13 pages répond de façon concrète et ludique à toutes nos interrogations sur la Bio.

Deux nouvelles brochures sur la bio en restauration collective et sur la bio pour les étudiants seront disponibles au cours du premier trimestre 2010.

Aujourd’hui, cette association compte plus de 13750 adhérents et propose également sur son site des pages locales et un espace trucs et astuces.

Une association qui compte pour tous ceux qui veulent suivre l’information sur l’agriculture bio. N’hésitez pas à consulter le site www.bioconsomacteurs.org sur lequel sont publiées de nombreuses informations et actualités sur l’agriculture biologique, l’environnement, la santé…

Bio Consom’acteurs, la parole aux bio consom’acteurs !



La Charrette Bio, un panier bio et local sur le bassin grenoblois

19 jan, 2010 • Catégorie: Changer la ville

La distribution en circuit-court devient une réalité et se diversifie, en témoigne l’offre de La Charrette Bio.

La Charrette Bio est une association regroupant plus de 16 exploitations régionales qui ont choisi de distribuer leurs produits directement aux consommateurs, pour que le meilleur de leurs fermes viennent à nous.
Ces exploitations ont toutes choisi de faire le choix du bio ou sont en cours de conversion pour nous offrir des produits de qualité et écologiquement responsable. Fruits, légumes, fromages, pains mais aussi viandes, escargots ou miel pourront remplir vos paniers.

Ici pas d’intermédiaire, le système de distribution est simple et ne demande aucun abonnement , ni engagement. Vous commandez sur le lieu de distribution de votre choix et vous revenez la semaine d’après pour retirer et régler votre commande. Il est aussi possible de commander par téléphone ou par internet.
Ce système de pré-commande évite les pertes et optimise l’organisation du travail des agriculteurs.

Pour être au plus prés des consommateurs, La Charrette Bio se déplace sur l’agglomération grenobloise : le mercredi à Grenoble, à l’Ile Verte puis à la Porte de France, le jeudi direction l’IUFM et vendredi c’est sur Voiron à l’hôpital.

La charrette Bio, un nouveau système de distribution à découvrir sans tarder !

Et bien sur retrouvez toutes les offres sur notre carte des paniers en Rhône-Alpes.



Au tour de Roanne d’avoir son distributeur de lait

8 jan, 2010 • Catégorie: Changer la ville

C’est en Loire et plus précisément à Roanne que vient d’être installé fin Décembre un nouveau distributeur de lait cru.
Rendez-vous sur la place de l’Hôtel de ville pour chercher votre lait fourni par l’exploitation de Sylvain et Aurélie Dupuis, à Saint-Just-la-Pendue.

Consultez notre carte pour découvrir les distributeurs de lait de notre région.



Cuisine et bio avec Claire de Cléa Cuisine

9 déc, 2009 • Catégorie: tooeco a rencontré...

Pour ce mois de décembre, voici une petite série d’entretiens spéciale « cuisine et bio ». Une façon de bien se préparer pour cette période de fêtes et pour innover dans nos assiettes.

Nous commençons avec une blogueuse grenobloise qui nous offre ses superbes recettes bio.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Claire, 28 ans, savoyarde d’origine,  jeune maman depuis peu, je cuisine bio depuis 15 ans et j’anime mon blog Cléa Cuisine depuis 4 ans ½. Après des études sur Grenoble, je suis partie pour un séjour de deux années au Japon avant de revenir sur la région grenobloise où je vis désormais. J’ai une vraie culture bio et j’ai grandi à Albertville prés d’un petit magasin qui démarrait avant de devenir aujourd’hui une référence : Satoriz.

Qu’est-ce que la cuisine bio apporte de plus ? Si on prend par exemple un tarte à la tomate bio ?
Cela permet de découvrir de nouveaux ingrédients qui peuvent se décliner sous plein de forme dans la cuisine. Le bio conjugue santé et saveur, pour une cuisine plus allégée. Dans une recette de tarte à la tomate, c’est l’occasion d’utiliser d’autres farines et de remplacer le beurre par une purée d’amande par exemple et d’y associer bien sur des tomates bio plus goûteuses. Consommer bio, c’est faire le choix de la planète pour ne pas nuire à l’environnement et bien sûr avec des produits de saison.

Si justement on devait garder 3 produits bio indispensables dans nos cuisines…
En premier l’Agar Agar un gélifiant naturel venu d’Asie. En second, une purée d’oléagineux, moins saturée en matière grasse et avec plus de goût. Par exemple, une purée 100% amande va apporter plus de goût à un crumble. Et pour finir une farine complète pour remplacer la farine traditionnelle.

Que penser du bio mis à toutes les sauces ?
Aujourd’hui il y a un vrai effet de mode. C’est un sujet porteur et vendeur pour les magazines et la presse en générale. Mais c’est aussi une tendance de fond qui s’ancre avec une vraie prise de conscience. De plus en plus de maman veulent aujourd’hui offrir à leurs bébés des légumes sans pesticides.

Mais pour le consommateur cela se traduit par un prix fort…
On paie le bio c’est vrai. C’est le prix de la qualité, les rendements sont moindres et moins intensifs. Mais manger bio c’est aussi consommer autrement, en essayant de compenser les coûts, en remplaçant la viande par des céréales. C’est aussi un état d’esprit, il faut préparer plus de choses soi-même, le fait maison et ne pas hésiter à faire son pain, son yaourt, donc cuisiner plus. C’est vrai que c’est un peu plus de temps passé à la cuisine, mais moins de temps passé dans les grandes surfaces ! C’est aussi une question d’organisation personnelle et prévoir les repas à réaliser. Au final je trouve que les budgets bio et classique ont tendance à s’équilibrer.

Parlons de Cléa dans sa région. Avez-vous testé les formules locales de paniers ?
Mes recettes ne sont pas marquées régionales mais sont réalisées avec des produits locaux. Je fais mes courses exclusivement chez Satoriz et sur la région d’Albertville en direct chez des producteurs. Je n’ai pas encore testé les formules paniers et AMAP, pour une bonne raison simple, l’écriture de mes livres m’impose de préparer à l’avance mes recettes et donc de choisir mes produits.

L’offre bio sur Grenoble est-elle satisfaisante ?
On utilise uniquement les transports en commun et le tramway sur la ville, il n’y a aucun souci pour se déplacer. D’autant que Grenoble est une ville bien desservie en magasin bio. En plein centre ville, on trouve facilement tous les produits nécessaires et plein de petites épiceries bio.

Quelles sont vos bons plans sur Grenoble ?
Pour les enfants, un coup de cœur avec Mon petit öko  et ses produits originaux. Côté restaurant bio, à découvrir « Au clair de Lune », pas très loin du Musée de Peinture : un restaurant très sympa, ouvert à midi, un esprit cantine et une cuisine simple avec du goût pas exclusivement végétarienne. Et si je dois choisir un plat, ce sont les lasagnes !
Et dans la région, un producteur de noix et d’huile de noix dans la Drôme Les fruits de Florian Adenot.

Et pour finir, une idée de recette pour ces fêtes de fin d’années, avec un repas végétarien.

Merci Cléa pour cet entretien et si vous avez des petits bout’choux découvrez vite le dernier livre de Cléa P’tit Chef Bio.



Ets Barnier, alimentation animale et bio ?

23 oct, 2009 • Catégorie: Entreprendre autrement

Bien nourrir les animaux pour bien nous nourrir, même si cela semble une évidence elle est souvent remise en question , farines animales , additifs de toutes sortes et OGM sont là pour nous le rappeler.

La société Barnier (Drôme) spécialisée dans l’alimentation animale naturelle offre une solution avec sa gamme biologique.
Dès 1992 cette entreprise a abordé le virage bio en offrant d’abord des aliments bio pour poules avant de créer en 1998 une nouvelle unité spécialisée.
Aujourd’hui la gamme bio offre des aliments certifiés eco-cert, toutes les matières premières (maïs, blé, orge, tourteaux de tournesol, sésame, soja, luzerne déshydratée…) sont issues de l’Agriculture Biologique.
De nombreuses espèces animales (volailles, bovin, chevaux et même escargots) trouvent ici une nourriture de qualité et saine.

Il est à noter que le bio représente 80% de la production totale de la société Barnier , les 2O% restant allant vers une gamme plus traditionnelle mais néanmoins de qualité (sans OGM).

Encore plus d’informations sur le site de l’entreprise.



Laurence Salomon, cuisine et bio, sur Cuisiner en ligne

15 sept, 2009 • Catégorie: Petits bonheurs

C’est à Annecy que Laurence Salomon officie dans son restaurant Nature & Saveur pour nous offrir une cuisine où se conjugue avec succès le bio et les produits locaux.

Le restaurant Nature & Saveur propose des menus qui font le plein de bien-être et de saveur ainsi qu’une formule de vente à emporter qui permet de découvrir à la maison le menu complet “Plaisir et bien-être”.

De formation naturopathe, Laurence Salomon est une vraie passionnée qui aime partager ces découvertes de produits et saveurs.
Dans ce long échange vidéo mené et réalisé par Stephane du site cuisinerenligne.com, vous allez forcément apprendre des choses sur la cuisine et le bio. Pensez simplement à prévoir un peu de temps pour la visionner dans son ensemble.

Laurence Salomon et son restaurant Nature & Saveur vous ont convaincu et vous voulez en savoir plus ? N’hésitez pas à aller sur le site de Nature & Saveur.



Penser “Bio et local, c’est l’idéal”

2 sept, 2009 • Catégorie: Agenda, La Une

Les produits bio d’automne, la vente directe et les circuits courts seront à l’honneur en Rhône-Alpes du 22 au 27 septembre pour une nouvelle édition de la campagne «Bio et local, c’est l’idéal», pour nous informer sur les qualités et les avantages des produits bio en circuit court et faire connaître les producteurs bio en vente directe.

Cette campagne d’information et de sensibilisation, organisé par Corabio et pour la 3ème édition, proposera une série d’animations et de rendez-vous dans les fermes bio, sur les marchés, dans les magasins de producteurs. Au programme également, des rendez-vous destinés à sensibiliser les publics professionnels à l’intérêt des produits bio en circuits courts : élus, collectivités, restauration collective, associations de consommateurs et protecteurs de la nature…

Pour suivre l’actualité sur cet évènement et avoir plus de détail sur le programme : www.corabio.org



Les AMAP poursuivent leur croissance notamment en Isère

20 juil, 2009 • Catégorie: Changer la ville

En 2008, 2000 paniers ont été recensés en AMAP en Isère dont plus de 1000 sur l’agglomération grenobloise. Ce chiffre de l’Alliance PEC Isère, l’organisation départementale AMAP, témoigne du succès de l’achat de produits agricoles locaux et des circuits-courts.

L’Alliance PEC Isère a fait un premier bilan de l’année 2008 et rend compte du net succès de cette nouvelle forme de consommation alimentaire. De même, l’agriculture biologique continue sa percée avec plus de 50% de paniers en bio, tendance qui est confirmée au niveau régional.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à lire l’article complet sur le site AlpeSolidaires.

Et bravo aux isérois !



Un panier dans la cité sur Coublevie

18 juin, 2009 • Catégorie: Petits bonheurs

Depuis bientôt 2 ans nous nous attachons à vous faire découvrir l’offre des paniers en Rhône-Alpes, nous continuons notre série, en passant par Coublevie au pied de la Chartreuse, dans la salle de l’Orangerie derrière la mairie.Le principe du panier dans la cité est très simple, ici pas d’abonnement, pas d’avance de frais, pas de montant ou quantité minimum, vous commandez simplement vos produits biologiques d’une semaine sur l’autre.
Sur place un papier vous permet de cocher les paniers que vous avez choisis sinon vous pouvez commander par téléphone. Il ne vous reste plus qu’à vous présenter le vendredi suivant, de 16h à 19h, pour récupérer vos produits et régler, avant de passer une nouvelle commande.

Dans le panier, vous trouverez uniquement des produits biologiques de saison proposés en partenariat par des producteurs locaux, avec pour objectif d’assurer la viabilité économique des exploitations, en créant de l’emploi.

Au delà des paniers, il s’agit aussi d’un moment de rencontre entre les producteurs et les citadins venus découvrir les produits.

L’offre est très variée, elle évolue bien sûr au fil des saisons et permet d’offrir de nombreux paniers thématiques : légumes, fruits, douceurs, fromages, colis de viande, …

Nous ne pouvons pas conclure cet article sans citer tous les produits des paniers et ses producteurs qui s’attachent à travailler en accord avec les principes de l’agriculture biologique :
- de la viande de porc, bœuf, agneau de la Ferme du Mont Charvet à Velanne,
- les légumes du Gaec du Coteau à Saint Cassien,
- du pain et des viennoiseries de la Boulangerie paysanne de Saint Nicolas de Macherin
- les fromages de chèvre d’Yves Cousseau à Saint Blandine,
- des œufs, du miel et des petits fruits avec la poule aux fruits d’or à Saint Etienne de Crossey,
- des plantes aromatiques et médicinales de Tout Simplement à Virieu,
- des fruits de saison et du jus de la Ferme du May à Vourey,
- des yaourts, du lait de la ferme de l’abreuvoir à Saint Sorlin de Morestel,
- les légumes de saison du Lopin de Terre à Sassenage,
- des agneaux et volailles de Florence à Lentiol,
- les truites de Stéphane à Saint Jean de Royans,
- l’huile et la farine de la Ferme du Clos Doré à Brangue
- et pour finir même des escargots de Mémé Tine à Sassenage.

Si vous n’êtes pas autour de Coublevie, il y a surement un panier prés de chez vous que vous pourrez repérer avec la carte de l’offre des paniers en Rhône-Alpes de tooeco.



Les AMAP en images

10 juin, 2009 • Catégorie: Changer la ville

tooeco a publié plusieurs billets sur les AMAP. Pour compléter cette série d’articles, nous vous invitons à consulter un mini-reportage.

Circuit-court, panier et agriculture biologique sont des sujets que nous traitons régulièrement. tooeco s’est également fait le relais des Associations de Maintien de l’Agriculture Paysanne, plus souvent connues sous le sigle Amap. Après avoir présenté les AMAP et après notre rencontre avec l’Alliance PEC, réseau régional des Amap en Rhône-Alpes, nous vous proposons à travers ce dernier billet un mini-reportage sur le fonctionnement des AMAP réalisé par Terre TV.

Et si ce mode de consommation sous forme de panier vous tente, la carte de l’offre des paniers de tooeco vous permettra de découvrir l’offre près de chez vous !



Sorbet Vagabond, donner du sourire aux gens

20 mai, 2009 • Catégorie: Petits bonheurs

Un camion équipé de panneaux photovoltaïques, des fruits bio sélectionnés auprès de producteurs locaux, il n’en fallait pas plus à Sylvain Truffet pour créer un atelier itinérant de fabrications de sorbets bio.

Utiliser du soleil pour produire du froid et des sorbets, c’est l’idée qui a séduite Sylvain. Et vagabond comme son camion qui parcourt la campagne et les routes du Trièves aux limites de l’Isère et la Drôme, à l’occasion des festivals, foires ou marchés où il nous propose sa sélection de sorbets : citron-gingembre, orange-cardamone, chocolat-framboise.

En parallèle, Sylvain travaille avec un réseau de partenaire, restaurateur et pâtissier pour distribuer ses glaces.
Il y a un an à Tréminis, ce jeune entrepreneur a créé son entreprise en suivant une démarche écologique. Son implantation dans une région rurale a été récompensée par le 1er prix de la section développement durable du dispositif national d’Envie d’Agir. Un coup de main qui va permettre de préparer au mieux la saison des glaces qui s’annonce pour continuer à distribuer et recevoir des sourires.

Nous espérons rapidement pouvoir croiser la route du camion, et vous ramener encore plus d’informations non sans avoir dégusté un sorbet dans cette superbe région du Trièves.

En attendant découvrez Sylvain à travers cette vidéo.



Les cartes en Rhône-Alpes