Tag habitat

2009, un bon cru développement durable pour notre région !

20 jan, 2010 • Catégorie: Changer la ville, Humeurs

Pour bien démarrer l’année, la première étape est de faire le bilan des 12 mois écoulés. Côté développement durable, 2009 fut l’occasion de bonnes nouvelles. Nous avons résolument besoin de ce vent d’optimisme et c’est volontairement que nous ne parlerons que de cette position-là !

Voici un premier billet sélection d’évènements, témoignage du dynamisme qui ont jalonné l’année passée.

Commençons par les 2 grandes villes de la Région. Lyon a lancé en 2009 le label « Lyon Ville équitable et durable ». Il s’agit de promouvoir les acteurs (associations, entreprises, ONG, coopératives, etc.) engagés dans une démarche durable et/ou équitable et de permettre aux consommateurs de mieux les identifier. Les critères de labellisation ont été établis par des organismes indépendants tels que Max Havelaar, la Plate-Forme pour le Commerce Equitable, l’ADEME, etc. L’appel à projets se poursuit en 2010.

Quant à Grenoble, la ville a été récompensée par le Ministère de l’Ecologie pour son projet d’eco-quartier, une reconversion du quartier occupé par une caserne en quartier durable. Ce projet a été sélectionné parmi les 160 projets présentés et a reçu le grand prix du palmarès Ecoquartier 2009. Une récompense ne venant pas seule, Grenoble a également reçu le Ruban du Développement Durable pour ses actions de sensibilisation et d’éducation en faveur du développement durable.

D’autres actions de sensibilisation ont eu lieu sur le territoire. Le Conseil Général de la Haute-Savoie a financé à titre expérimental la venue d’un bus de l’énergie dans les collèges, dont l’objectif était d’informer et de faire découvrir les problèmes énergétiques et leurs impacts sur l’environnement. Autre thème de sensibilisation, la consomm’action, sujet abordé dans le lycée de la Côte Saint-André en Isère qui dispense également des formations en environnement.

Mais plus concrètement, quelles ont été les initiatives de 2009 en Rhône-Alpes ? A suivre dans notre prochain billet…



Le souffle de l’innovation, avec Eléna Energie

14 jan, 2010 • Catégorie: Entreprendre autrement

Une éolienne petite, silencieuse et performante et à destination des entreprises ou particuliers c’est l’innovation proposée par la PME grenobloise Eléna Energie.

Solution encore très controversée, l’éolienne se présente ici dans une version mini pour offrir une source d’énergie verte. Il faut savoir que le marché du mini éolien est encore très étroit et représente moins de 1% du marché éolien total, il reste encore beaucoup à faire.

Cette solution présente de nombreux atouts, grâce à son design et à sa petite taille (60cm) elle s’intègre facilement à notre environnement. Silencieuse, elle n’est pas une source de nuisance et elle est relativement facile à installer. Elle peut se déployer sur les toits ou à proximité des bâtiments ou habitations qu’elle doit alimenter.

Concentré d’innovation, cette éolienne offre en plus des performances intéressantes même par vent moyen et assure pour un particulier une production électrique annuelle de 6 000 kWh pour un vent moyen de 6 m/s (soit 22 km/h), ce qui représente la consommation moyenne d’un ménage hors chauffage. Cette petite éolienne peut être ainsi rentabilisée en moins de 10 ans en étant éligible aux subventions et aides régionales.

A noter, cette solution existe pour le professionnel et la production peut atteindre jusqu’à 30 000 KWh par an.

Créé en avril 2009, Eléna Energie est le fruit de 5 ans de travail et de recherche en collaboration avec les laboratoires de pointe de la région Rhône-Alpes (Grenoble INP, le CEA, le CNRS, …). Ce travail est déjà récompensé avec le trophée de l’Innovation Verte lors du Grenoble Innovation Fair.

Une démarche verte, un processus de fabrication économe en énergie, l’utilisation de matériaux recyclables, des grilles de protection pour éviter les oiseaux, cette société dispose de nombreux atouts pour faire de sa mini-éolienne une alternative sérieuse à sa bruyante grande sœur.

Une société et un produit à suivre sur tooeco…



Les bons gestes pour combattre la pollution de l’air intérieur

28 sept, 2009 • Catégorie: Astuces

Depuis quelques jours, nous sommes en Automne et tout doucement fenêtres et portes se referment pour ne pas laisser le froid pénétrer dans nos maisons. Alors c’est le bon moment pour s’interroger sur nos pratiques quotidiennes et prendre de bonnes résolutions de rentrée.

Inpes, auteur et éditeur du Guide de la pollution de l’air intérieur paru en avril dernier, pose en introduction de son livret un premier chiffre : nous passons 14 heures quotidiennes en moyenne dans nos habitations. Voilà de quoi nous motiver à regarder ce sujet d’un peu plus près.

Les éléments qui contribuent à la pollution de l’air, outre le tabagisme et la moquette bien connus pour leurs effets néfastes, nous savons moins que les bougies parfumées, produits ménagers ou de bricolage… participent à l’intoxication des habitats.

Selon le guide, les clefs d’un air sain sont au nombre de trois : aérer, ventiler, identifier et agir. Aérer est assez simple mais ventiler nécessite plus de vigilance de notre part. Avez-vous déjà fait nettoyer votre VMC par un spécialiste ? Le dernier point “identifier et agir” est plus épineux. Mais à l’aide de questions bien ciblées, repérer les causes de pollution domestique semble un jeu d’enfant. Enfin, le guide présente pour chaque type de pollution les risques du polluant et indique les solutions à mettre en oeuvre.

Le livret en poche, j’ai testé notre maison et… vous vous en doutez, il y a quelques améliorations à apporter. La première que j’ai adopté : sobriété dans les produits de nettoyage…



Le Grand Ménage selon Raffa

4 août, 2009 • Catégorie: Astuces

S’il y a bien un secteur où nous pouvons influencer sur notre comportement écologique c’est le ménage. Quotidien, hebdomadaire, régulier ou de printemps, cette tâche est surtout répétitive et consommatrice d’énergie et de produits. Alors Raffa a la gentillesse à travers ce blog de partager avec nous son expérience écologique du ménage.

J’avais depuis longtemps mis dans mes sites à “voir et étudier”, le site de Raffa. Ensuite, il y a eu en avril dernier la publication du livre qui reprend les grandes idées pratiques de son auteur. Mais c’est une amie qui est passée à la pratique des conseils de Raffa et qui m’a rappelé que ce billet était en attente de publication. Dans mon souci de mettre en pratique moi même les idées et suggestions émises sur tooeco, j’ai tout d’abord cherché à changer de produits d’entretiens à la maison. Et la consommation de ceux-ci est aujourd’hui très réduite tout en ayant une habitation entretenue comme avant. Donc double économie à la fois sur le plan écologique et sur le plan du porte-monnaie. L’écologie ne rime pas forcément avec budget à la hausse, qu’on se le dise.

Raffa va encore plus loin puisqu’elle conçoit elle-même des recettes écologiques pour répondre aux besoins de l’entretien de l’habitation, des objets courants ainsi que de l’habillement. Pour se lancer dans la fabrication de ses propres produits, quelques indispensables comme le vinaigre d’alcool, le bicarbonate de soude ou encore les huiles essentielles et un savon de Marseille sont suffisants.

Le blog est le premier support que notre bloggeuse met à notre disposition et cela depuis 2005. Pour les personnes préférant le support papier, un livret est téléchargeable et imprimable. Enfin, une version publiée chez l’éditeur Soliflor est également disponible.

Un très bon site qui a toute sa place dans les astuces de tooeco et à se transmettre.



Habicoop référence les initiatives et projets de coopératives d’habitants : un appel à projets

24 juil, 2009 • Catégorie: Changer la ville

Pour obtenir un cadre légal satisfaisant permettant l’émergence et le développement des coopératives d’habitants, Habicoop doit montrer aux pouvoirs publics l’intérêt qu’elles suscitent. Pour cela, l’association effectue un recensement des initiatives qui adopteraient le statut de coopérative d’habitants si le cadre juridique et financier était adapté.

Habicoop vous invite à participer à ce recensement en renvoyant simplement une fiche projet siur l’initiative que vous avez en cours. Toutes les informations nécessaires sont sur www.habicoop.fr.

Habicoop reçoit le soutien financier de la DIIESES, de la région Rhône-Alpes, du Grand Lyon, de la Fondation de France et de Rhône Développement Initiative. Elle a reçu à son démarrage un financement de l’Europe.



Eco-Innov pour mieux nous éclairer

6 juil, 2009 • Catégorie: Entreprendre autrement

Le bâtiment de l’INEED, pôle de compétitivité Développement Durable à Valence, la piste cyclable des berges du Rhône à Lyon ou le téléphérique de la Bastille à Grenoble, un point commun pour ces trois sites rhônalpins : ils ont fait appel à la société Eco-Innov pour mettre en place des solutions innovantes d’éclairages urbains.
Eco-Innov est une société grenobloise d’équipements en éclairage et signalisation lumineuse à économie d’énergie. Des solutions basées sur le plot solaire où des cellules photovoltaïques emmagasinent l’énergie qui est redistribuée à la tombée de la nuit grâce à des diodes faibles en consommation et qui ont une longue durée de vie.
Eclairage extérieur, signalisation, sécurité routière, mobilier urbain sont les champs d’applications d’Eco-Innov, qui depuis 2004 crée et distribue ses produits à faible impact écologique et qui nécessitent peu de travaux de génie, ni pose de câbles ou d’installation de transformateurs.Réservés aux professionnels (collectivités locales, entreprises, architectes, …), les produits sont distribués par un réseau commercial sur l’ensemble de la France. Eco-Innov propose également un ensemble de services permettant de choisir la solution la plus adaptée aux problèmes d’éclairage.
On trouve dans notre région quelques exemples de réalisation, à Lyon pour le balisage lumineux solaire de la piste cyclable , à Valence avec l’éclairage solaire d’une allée ou à Grenoble pour faire scintiller les bulles.
Eco-innov oeuvre pour des solutions de signalisation et d’éclairage plus verte.Quand on sait que les consommations d’éclairage public représentent 48% de la consommation totale d’électricité des communes, on imagine l’attente des villes !



Habicoop, pour le développement de coopérative d’habitants

23 juin, 2009 • Catégorie: tooeco a rencontré...

Repenser la ville, trouver de nouvelles formes d’apprentissage de l’espace urbain sont des questions récurrentes de notre époque. Aujourd’hui, les éco-quartiers ont le vent en poupe.
Habicoop nous propose une autre façon de vivre l’habitat et l’espace. Bertille Darragon, coordinatrice de cette association répond à nos questions.

Habicoop est une association récente. Comment est né ce projet ?
Ce sont tout d’abord des initiatives individuelles qui se sont croisées mais aussi un voyage au Québec où nous avons découvert des coopératives d’habitation.  L’association est née en décembre 2005 et aujourd’hui elle a 250 adhérents dont 30 personnes morales, véritables appuis de l’association.
Les membres fondateurs d’Habicoop sont la NEF, l’URSCOP Rhône-Alpes des architectes et des individus intéressés par l’écologie.
Habicoop est la seule structure professionnelle en France qui se positionne sur le montage et l’accompagnement de coopérative d’habitants.

Quels sont les objectifs d’Habicoop ?
Nous souhaitons formaliser un cadre juridique, financier et administratif sur les coopératives d’habitants qui permettra de faire émerger une 3ème voie du logement. C’est la naissance d’un mouvement et nous travaillons avec un projet pilote. Il s’agit du Village Vertical porté par une association d’habitants qui souhaite créer une coopérative d’habitants. Nous faisons en sorte que cette expérience puisse essaimer.

Coopérative d’habitants, éco-quartiers, parle-t-on de la même chose ?
Non. L’éco-quartier concerne le quartier globalement sur lequel on applique une démarche écologique, de développement durable en intégrant la dimension de l’urbanisme. La coopérative d’habitants est au niveau d’un immeuble : c’est une société qui détient un bâtiment, et qui loue les appartements à ses habitants. Chaque habitant est également propriétaire collectivement du bâtiment. Des règles de vie sont établies et la gestion est différente d’une copropriété.
Prenons le projet de Village Vertical, dont la livraison est prévue en 2012, les habitants travaillent ensemble sur la conception du bâtiment, prévoient des espaces collectifs tels que salle commune, atelier, jardin, buanderie, etc. Le projet comprend 15 logements et s’installera à Villeurbanne.

Quelles sont vos actions de sensibilisation aux coopératives d’habitants ?
Habicoop travaille à l’émergence d’une 3ème voie du logement. Ce qui nous amène à travailler notamment avec le Ministère du Logement. Tant que notre modèle n’est pas opérationnel, nous ne développons pas beaucoup d’actions de communication à destination du grand-public mais nous répondons aux sollicitations des acteurs du logement.
Beaucoup de groupes en France s’intéressent à ce concept et  montent des projets. Habicoop essaye de fédérer ces initiatives via notamment des rencontres nationales.

Avez-vous des projets autre que le Village Vertical ?
Nous accompagnons effectivement deux autres projets. Le premier est à La Duchère à Lyon, et le second à Confluence, toujours à Lyon.
Le projet de La Duchère est né de la volonté d’une personne qui a entraîné un petit groupe. Ce sont à l’origine des habitants du quartier de La Duchère qui se sentaient dépossédés par la dynamique du quartier. A travers le projet de la coopérative d’habitants, c’est pour eux le moyen de se réapproprier le quartier dans lequel ils souhaitent rester.
Pour le second projet, à Confluence, nous avons fait une réunion d’informations pour présenter la possibilité de réaliser un projet de coopérative d’habitants dans la ZAC. A l’issue de cette rencontre, un petit groupe s’est formé. Habicoop l’accompagne dans sa réflexion et dans l’élaboration du projet.

Quelles sont les personnes intéressées par ce nouveau mode d’habitat ?
Nous avons un public de jeunes couples d’une trentaine d’années, de personnes à la retraite, des  célibataires. Il y a une grande diversité mais il reste une certaine unité dans l’aspect militant. Cela changera certainement par la suite quand le système sera rodé.

Derrière le concept d’une coopérative d’habitants, on perçoit également une sensibilité pour le développement durable. Cela se retrouve t-il dans le choix des matériaux par exemple pour les nouveaux bâtiments ?
Bien sûr, le choix des matériaux s’inscrit dans le respect de l’environnement. Le Village Vertical  par exemple a pour projet de réaliser un bâtiment à basse consommation d’énergie.

Quel changement apporte la coopérative d’habitants ?
Tout d’abord, le rapport à la propriété est d’emblée transformé. D’ailleurs un sociologue s’intéresse à la dynamique du le Village Vertical. Nous allons constituer un comité scientifique dans lequel seront associés des sociologues, des économistes, etc.
Les collectivités territoriales (Communauté urbaine de Lyon, ville de Villeurbanne, Région Rhône-Alpes) nous soutiennent beaucoup car elles sont aussi très à l’écoute de nouvelles pistes de réflexion sur l’habitat urbain et la non spéculation.

Avez-vous des actions prévues pour 2009 ?
Nous poursuivons notre travail concernant le cadre juridique avec le Ministère du Logement et nous initions des contacts avec le Ministère de l’Ecologie. En parallèle, nous renforçons notre logique réseau et nous faisons avancer les projets que nous accompagnons. Nos actions sont en lien avec le potentiel de l’association soit 2 salariés, une coordinatrice et une animatrice avec un budget de 80 000 euros pour 2008.

Merci à Bertille.

Pour en savoir plus, voici une bibliographie proposée par Bertille :

- Vivre autrement : écovillages, communautés et cohabitats de Diana Leafe Cristian - Guide pratique écosociété - 2006

- Démembrer et fractionner la propriété, De nouvelles formes de propriété à la lumière des expériences étrangères ? sous la direction de Francine Benguigui - Puca - La Documentation Française - 2004

- Statuts atypiques d’occupation du logement : une réponse pertinente ? Entre le locatif et l’accession, quels enseignements des expériences étrangères pour le contexte français ? de Bernard Coloos - Puca - Septembre 2001

- La place de la forme coopérative dans le secteur de l’habitat en France de Michèle Attar, Vincent Lourier et Jean-Michel Vercollier - Puca Editions - 1998

- Micropolitiques des groupes pour une écologie des pratiques collectives de David Vercauteren HB - 2007

- Se loger autrement au Québec, le mouvement de l’habitat communautaire, un acteur du développement social et économique sous la direction de Marie J. Bouchard et Marcellin Hudon - Editions Saint Martin - 2008

- Habitats autogérés Mouvement pour l’habitat groupé autogéré - MHGA Editions alternatives/Syros - 1983



Au soleil de Montmélian

4 juin, 2009 • Catégorie: Changer la ville

Quand en 1981 Montmélian 4 000 habitants, se lance dans le choix de l’énergie solaire, la commune savoyarde ne s’imagine pas 20 ans plus tard se positionner comme référence et laboratoire visité par des techniciens et des élus en provenance de France et d’Europe.

Aujourd’hui, Montmélian, c’est 1 300 m² de capteurs thermiques auxquels s’ajoutent 380 m² de capteurs photovoltaïques et un mur solaire. Parmi cette installation dans la ville, on trouve un espace nautique où le soleil vient chauffer les piscines, les douches et tous le circuit de chauffage, permettant ainsi d’économiser chaque année prés de 10 000 euros de gaz. Le gymnase, en plus de bénéficier de capteurs thermiques ou photovoltaïques, est équipé d’un mur solaire, solarwall de 200 m² destiné au préchauffage de l’air neuf et au rafraîchissement l’été.

A l’hôpital de Montmélian c’est le soleil qui assure le chauffage avec un plancher solaire de 3 000m2 , et c’est cette même énergie qui produit l’eau chaude sanitaire de l’établissement. Sur le toit des ateliers techniques de la ville, une centrale photovoltaïque est installée sur une surface totale de 240m2. L’énergie produite est destinée aux quatre véhicules électriques de la ville et le reste de la production est revendue à EDF.

L’OPAC n’est pas en reste et a équipé des immeubles en capteur thermique, soit prés de 200 logements qui profitent de l’énergie solaire pour le chauffage ou l’eau chaude.

Chaque nouvelle construction ou bâtiment de Montmélian est pensé en terme impact énergétique et faisabilité solaire. Le résultat est à la hauteur des investissements effectués. L’ensemble des équipements évite chaque année le rejet de 210 tonnes de gaz à effet de serre. En parallèle, un gros travail de communication et d’information est réalisé par la ville auprès des citoyens.

Tout ce travail est récompensé en 2007 par le Cit’ergie european energy award*, décerné aussi à Echirolles et à la communauté urbaine Grenoble Alpes Métropole en Isère.

La gestion de l’eau est le prochain challenge que s’est donnée la ville de Montmélian tout en continuant à travailler sur la démarche solaire qui va bientôt fêter ses 25 ans.
Un pari ambitieux sur la durée pour un enjeu environnemental qui nous concerne tous et où la ville de Montmélian veut continuer à jouer son rôle.

* Pour en savoir plus sur Cit’ergie european energy award : www.citergie.fr



De la Martinique, à la coopérative solaire aux isolants naturels, des créateurs d’entreprises qui ne manquent pas d’idées

28 mai, 2009 • Catégorie: FILonS ailleurs

tooeco a été contacté à plusieurs reprises par des créateurs d’entreprises “durables” et d’initiatives dans d’autres régions françaises. Nous vous présentons une sélection de 3 projets qui ont retenu notre attention.

Tout d’abord, rejoignons la belle Martinique, l’”île aux fleurs”. Laurence Namilos, après des études de sciences naturelles à l’université Antilles-Guyane, et suite à de nombreuses sorties sur le terrain, a pris conscience de l’extraordinaire richesse végétale de l’île. En février dernier, elle lance un nouveau magazine mensuel en ligne avec des services pour les éco-citoyens et les visiteurs de la Martinique. Naturilonline s’adresse à tous ceux qui  souhaitent s’informer sur l’avis de professionnels et sur des vécus d’expériences en matière de protection de l’environnement en vue de s’en inspirer au quotidien.

Plus proche de nous, près de Toulouse, Christophe Hardy, doté d’un DUT en conception et productique, a eu l’idée de produire de l’électricité solaire dans son appartement mais ce n’était évidemment pas possible. De là est né le projet de coopérative solaire où tout le monde pourrait acheter des capacités de production en fonction de ses possibilités ou de ses envies. Reste à trouver le lieu de la construction de la centrale solaire ? Un lieu à priori insolite retient l’attention de Christophe Hardy : les grands parkings bétonnés comme ceux des supermarchés. L’originalité de la démarche est de faire coopérer tous les éco-citoyens, qu’ils habitent dans le nord ou le sud, en appartement ou en maison. Un projet à suivre donc…

Restons près du sud-ouest pour une dernière escale en région Midi-Pyrénées avec les Textiles de Garrot, une des dernières filatures cardées de France. Cette entreprise a créé Novalaine, une gamme d’isolants naturels à base de laine de mouton et de chanvre. Les frères Azema, tous les trois filateurs de métier, ont su transférer leur savoir-faire de la filature à l’isolation. Ainsi l’offre d’éco-matériaux pour un nouvel habitat durable s’étoffe pour le bonheur des constructeurs et artisans.



Enviro-box, pouvoir d’achat et environnement

26 mai, 2009 • Catégorie: Changer la ville

Avant d’investir pour produire de l’énergie, il est préférable de réduire sa consommation en investissant peu. C’est dans cet esprit qu’a été conçu l’enviro-box.

Cette solution est le fruit de deux entrepreneurs lyonnais. Ils ont réuni un ensemble de produits dont l’objectif est de permettre à une famille de quatre personnes d’économiser jusqu’à 60m3 d’eau par an, et plus de 140 kwh, soit une économie de près de 200 euros.

Déclinée sous forme de deux packages, l’Enviro-Box propose des produits simples et rapides à installer tels que des régulateurs d’eau, des ampoules basses consommations, un programmateur mécanique. Seul 10 minutes suffisent pour leur mise en place.

L’Enviro-Box est exclusivement vendue aux entreprises, associations ou comités d’entreprises qui vont ensuite la distribuer aux salariés ou adhérents. Cette approche du marché a pour but d’offrir à chacun et surtout aux plus démunis une solution complète permettant d’agir sur le pouvoir d’achat et le développement durable.
C’est le cas de l’Épicerie Sociale et Solidaire ou la Ville de Lyon à distribuée l’Enviro-Box à 30 familles en difficulté pour les aider à diminuer leur facture et ainsi jouer sur leur pouvoir d’achat.

Personnalisable, l’Enviro-Box peut être une idée judicieuse comme “cadeau d’affaire”.



Esprit Carton, une envie de transmettre

11 mai, 2009 • Catégorie: tooeco a rencontré...

Suite à notre billet Connaissez-vous les cartonnistes en Rhône-Alpes ?, nous avons reçu beaucoup de contacts. Notre attention a été retenue par Esprit Carton.  Jean-Jacques André, éco-designer nous communique sa passion au sein de son atelier situé à Fontaine en Isère.

En 2005, vous avez créé un Atelier Design et Cartonnage. De quoi s’agit-il ?
Cet atelier est né d’un cheminement sur plusieurs années. J’ai fait l’école des Beaux-Arts à Saint-Etienne et je suis avant tout designer de métier. Mon travail de designer m’amenait à travailler essentiellement sur ordinateur et j’éprouvais le besoin de retrouver le contact et les échanges, un besoin de transmettre en plus de la pratique du design. Le travail du carton est parti d’une commande d’un client en 1997. Ce client recherchait du mobilier léger et astucieux, portable et démontable pour la présentation de ces produits de décoration de table sur les salons professionnels. La contrainte de la commande a permis de me lancer dans la conception et la réalisation du mobilier en carton.

Pourquoi le carton ?
Le carton, en école de design, est un support très utilisé pour la réalisation de prototype et c’est naturellement que j’ai pensé à ce matériau. Ensuite, suite au succès de cette commande, j’ai tenté l’expérience d’organiser des ateliers. Tout de suite le public a accroché. Au cours de ces ateliers, j’accompagne les personnes sur les aspects créatifs du projet de chacun.

En quoi le travail du carton œuvre pour l’économie durable ?
Depuis 4 ans, le carton que nous utilisons provient des entreprises de l’Isère qui nous apportent les plaques de carton. Nous avons mis en place un réseau de recyclage de carton qui n’avait plus d’usage pour ces entreprises. En un trimestre, les 16 stagiaires ont besoin de gros volumes de carton ! Le carton est surtout écologique par la démarche de recyclage. Nous essayons également d’utiliser pour l’assemblage des produits écologiques des produits comme la colle à bois, du papier contre collé… Et la durée de vie d’un meuble en carton est équivalente à celle d’un meuble en bois en terme de résistance !

Comment se déroulent les ateliers ?
Pour l’atelier initiation, le stagiaire réalise une création à partir de modèle que j’ai conçu, le travail est plus guidé. L’objectif est d’acquérir une technique en reproduisant un modèle. Pour l’atelier perfectionnement qui dure 6 mois, chacun réalise un projet propre et plus complexe tel que fauteuil, commode ou table. La technique, ici, est plus longue à mettre en œuvre. Cette technique d’ossature en carton que nous travaillons à l’atelier a été inventée en Amérique en 1955  par E.D. Smith. Elle reste inépuisable dans son approche d’économie de matière et d’intelligence de conception. Par exemple, pour l’ossature d’un meuble, comment va t-on construire le volume ? On en apprend tous les jours car l’objet doit durer et être beau.

Quelle est la clientèle des ateliers ?
Il s’agit surtout d’une clientèle de type « débrouillarde », attirée par la création ou qui a des besoins de mobilier sur mesure. Les personnes sont en général sensibles au travail manuel et ont beaucoup de plaisir à retrouver ces sens-là. L’exigence du travail du carton pousse à la créativité et aux échanges même si la contrainte du temps, 150 heures pour le projet, entraine des choix plastiques et fonctionnels. Au fond, tout le monde a un potentiel créatif. C’est un cheminement, un mélange de plein de choses comme un chemin initiatique. Dans ces ateliers, on apprend à sortir de l’immédiat, à prendre patience et à retrouver du plaisir. Les ateliers enrichissent le travail du designer aussi.

Aujourd’hui quels sont vos projets ?
Dans la suite de ma démarche de repenser mon projet professionnel, j’ai tout d’abord quitté mon statut d’indépendant et rejoint la Scop 3Bis sur Grenoble. Maintenant, je suis à la transition de toutes sortes de projets mais il est encore trop tôt pour en parler. Toutefois, je souhaite m’installer dans un local plus grand afin d’accueillir plus de personnes en atelier et en même temps poursuivre mon travail de designer. Je réponds également à des demandes de personnes qui cherchent à se former en savoir-faire de cartonniste. Cette activité est difficilement lucrative aussi il est conseillé de l’envisager à titre d’enrichissement personnel et de loisir créatif. Toutefois, j’assure des formations pour des personnes qui utilisent ce savoir-faire comme technique dans leur métier. C’est le cas, par exemple, pour les ergothérapeutes.

Quel a été votre dernier coup de coeur autour d’initiative en développement durable ?
C’est le salon Naturissima. J’ai été incroyablement surpris par la sensibilisation du public par rapport au recyclage, au carton. Cela a été l’occasion de découvrir des entreprises et de multiples initiatives. Il y a beaucoup de gens motivés et qui font des choses intéressantes.

Merci à Jean-Jacques pour son enthousiasme et pour nous avoir fait partager ses réflexions. Les créations de Jean-Jacques sont visibles à son atelier et à La Corde à Linge, la boutique des créateurs à Grenoble.



Un chantier de rénovation écologique d’un appartement de l’Opac à Villeurbanne

6 mai, 2009 • Catégorie: Changer la ville

Oïkos et l’Opac se sont associés dans un projet d’éco-rénovation de logements collectifs et locatifs. Ce chantier a démarré fin janvier dernier et sera inauguré le 2 juin 2009. L’objectif de cette démarche est de sensibiliser concrètement les familles du quartier Saint-Jean à Villeurbanne et les décideurs de l’Opac aux enjeux du développement durable et de l’éco-rénovation.

L’éco-rénovation a pour objectif d’impacter sur 3 dimensions : la santé, l’environnement et l’économie. Le chantier traitera aussi des problèmatiques telles que la pollution de l’air intérieur, le choix de peinture écologique et de revêtement de sol écologique. Une sensibilisation à la pollution de l’air sera également abordée à travers le thème des plantes dépolluantes ainsi que la gestion de l’eau et de l’énergie.

Cette initiative a bénéficié du soutien du Grand Lyon, de la Mairie de Villeurbanne et de la Région Rhône-Alpes.



Un blog sur la construction d’une maison en ossature bois et isolation paille à Goncelin : un partage d’expérience

30 avr, 2009 • Catégorie: Changer la ville

Les auteurs du blog ont eu envie de doubler l’album photo traditionnel d’un blog qui permette aussi facilement à la famille et aux amis distants de suivre l’avancement du chantier. Mais c’est aussi le partage d’une expérience qui pourra peut-être aussi aider d’autres auto-constructeurs de tenter l’aventure bois-paille.

Armelle, consultante en veille documentaire et stratégique, et Joseph, artisan chauffagiste spécialisé dans les énergies renouvelables Solaire et Bois ont choisi de devenir auto-constructeurs pour leur nouvelle maison. Le projet se situe sur un terrain sur le haut de la commune de Goncelin, dans la vallée du Grésivaudan, à mi-chemin entre Grenoble et Chambéry. Gérard Gasnier, architecte à Grenoble, a dessiné le projet.

Le blog de la construction d’une maison en ossature bois et isolation paille à Goncelin : un partage d’expérience

Le contenu du blog privilégie volontairement une lecture “du plus ancien au plus récent” et s’organise autour de quelques mots-clés : fondation, maçonnerie, ossature bois et paille. Cette aventure que nous découvrons au fil de l’eau est une bonne illustration de l’approche de l’association Oïkos.



CréaZoé, créatrice de mobilier et objet en carton recyclé

17 fév, 2009 • Catégorie: Entreprendre autrement

Dans notre billet Connaissez-vous les cartonnistes en Rhône-Alpes ?, nous n’avions fait qu’un rapide tour d’horizon sur les cartonnistes. CréaZoé, située dans la Drôme, vient compléter les ateliers que nous vous avions présenté.

C’est en 2002 que Françoise Manceau-Guilhermond reprend son nom de radio (Zoé) pour faire du papier recyclé. Ainsi, elle crée toute sorte de cartes, d’enveloppes et de planches de papier recyclé de multiples couleurs. Elle s’essaie ensuite au carton et le carton ondulé rejoint le papier recyclé. Puis prennent forme des meubles. Un premier fauteuil, une table de salon, une chaise, une commode, une table à manger, une bibliothèque… les commandes s’enchaînent, les expositions aussi.

Le trio de vases « Vas’acier »

Depuis octobre 2008, Zoé, fait connaître son activité par des initiations et formation qu’elle dispense dans la banlieue valentinoise.
Voici son actualité pour les mois à venir :
- le 21 février : initiation à la création de meubles en carton au magasin Artéïs de Saint Marcel les Valence,
- les 28 février, 7 et 14 mars : initiation à la création de meubles en carton à la maison de quartier Coluche,
- le 28 mars : exposition et démonstration à l’occasion de la semaine du développement durable à Romans sur Isère,
- et le 17 mai : exposition et démonstration à “Montélimar Côté Jardin”.

Pour découvrir son travail, CréaZoé vous propose de vous rendre à l’exposition du 11 février au 12 mars dans la vitrine de l’office de tourisme de Romans sur Isère.

A vos cartons !



Oïkos, une autre approche de la maison et de son environnement

2 fév, 2009 • Catégorie: tooeco a rencontré...

Oïkos est une association lyonnaise très active dans l’éco-construction depuis de nombreuses années. Nous les avons rencontrés pour mieux les connaître. Scarlett Gogué, responsable secteur Renseigner/Eduquer et chargée de communication a Oïkos a répondu à nos quelques questions.

Depuis combien d’années, Oïkos existe ?
Cette association a été créée, il y a un peu plus de 16 ans par un groupe de militants, d’auto-constructeurs qui souhaitaient construire différemment et expérimenter d’autres modes de construction. Aujourd’hui, nous sommes toujours une association mais professionnelle dont 6 salariés déploient nos 3 pôles d’intervention : information, formation et éducation.

Quelles sont les actions de ces 3 pôles ?
Concernant l’information, nous recevons les particuliers qui souhaitent éco-construire sans avoir de connaissance préalable. D’un premier niveau d’information, nous pouvons aller jusqu’au conseil indépendant pour lequel nous nous appuyons sur l’expérience de notre réseau de professionnels. Cet accompagnement démarre de la lecture d’un devis au suivi de chantier selon la demande du particulier. Depuis 4 ans, le besoin de formation a été de plus en plus important avec notamment le manque d’artisan compétent dans ce secteur. Nous avons mis en place un ensemble de formation pour professionnels et éco-constructeurs. Organisme de formation, Oïkos s’est également associé au Greta du Roannais. Notre dernière mission est l’éducation orientée vers les générations futures que nous sensibilisons à l’éco-construction. Nous montons des ateliers par exemple de peinture écologique et autres animations qui par leurs thèmes replacent l’enfant dans son environnement et l’amène à déchiffrer le paysage dans lequel il vit.  Au sein de ces ateliers, c’est aussi l’occasion de revaloriser les métiers du bâtiment à travers ces techniques plus respectueuses de l’environnement mais aussi de la santé des artisans.

Vos clients sont à la fois des particuliers et des professionnels ?
Oui tout à fait ! La demande va croissante notamment sur les formations. Mais l’offre s’étoffe aussi !
Une association c’est surtout ses adhérents qui la font. Ils sont au nombre de 150 dont un tiers sont des professionnels du bâtiment.

Parmi vos activités en 2008, il y a eu les rencontres interprofessionnels de l’éco-construction. De quoi s’agit-il ?
Nous organisons cet évènement tous les 2 ans. En 2008, ce fut l’occasion aux 150 participants de se rencontrer et de faire le point sur la réglementation en terme d’écomatériaux. Pour cette dernière édition, nous nous sommes associés BTP Loire, la Capeb, Héliose, l’IFB42 et Latere

Pouvez-vous nous citer quelques partenaires d’Oïkos ?
Oïkos travaille en partenariat avec principalement :
- Les Espaces Info Energies (délégation départementale de l’ADEME) de Rhône-Alpes pour l’information Grand Public
- La Fondation Nicolas Hulot pour l’organisation des rencontres interprofessionnelles 2008
- La Maison Rhodanienne de l’Environnement pour les actions d’Education à l’Environnement et au Développement Durable et les actions grand public
- Les Castors Rhône-Alpes pour les actions en direction des auto-constructeurs
- Le GRAINE Rhône-Alpes, pour les actions d’éducation à l’écoconstruction
- La Nef pour l’étude de projets à tendance écologique
- Le réseau Ecobatir pour avancer dans une démarche nationale
- et Les Éditions Terre Vivante

Quels sont les projets d’Oïkos pour 2009 ?
Nous souhaitons aller plus loin dans l’accompagnement projet, évoqué dans le volet information, en apportant une offre plus complète mais aussi payante. Cet accompagnement projet s’adresse aux particuliers et également aux professionnels qui ont besoin de s’appuyer sur des experts plus pointus sur certains projets.

Pourriez-vous nous citer un projet qui s’engage en économie durable en Rhône-Alpes et qui vous enthousiasme ?
Après hésitation, je souhaiterais vous en citer deux. Il y a Habicoop, c’est un collectif qui s’est mis en place récemment et qui oeuvre pour l’habitat coopératif. L’autre projet est une association à Lyon qui s’appelle Pignon sur Rue dont le thème de travail est le vélo et tout ce qui tourne autour de ce moyen de déplacement. Pignon sur Rue organise des ateliers d’échanges fort intéressant.

Merci à Scarlett pour sa disponibilité et la qualité de cet échange.



Les cartes en Rhône-Alpes