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Entretien avec un artisan du vin, Jean Christophe Rossi, le domaine de Valla des Laures

30 mar, 2009 • Catégorie: tooeco a rencontré...

C’est à Saint-Montan que nous avons rejoint Jean Christophe Rossi, l’occasion de découvrir ce bourg médiéval niché dans les contreforts du sud de l’Ardèche.
Cet entretien est réalisé dans le cadre de la semaine sans pesticides en Rhône-Alpes.

Village unique, c’est un site du Ve au XVe siècle, abandonné puis ruiné jusqu’en 1969 où commence un superbe travail de restauration qui permet au village de revivre. Dans une petite ruelle au pied du château installé dans un ancien cachot se trouve le caveau du Valla des Laures.

Un parcours atypique, après une carrière professionnelle dans le conseil et la gestion, Jean Christophe Rossi choisit en 2002 de créer son exploitation au début sur moins de 2 hectares.

Jean Christophe, parlez-nous de votre exploitation ?
J’exploite ma vigne sur 6 hectares de terrain autour de Saint-Montan dans le sud du terroir des Côtes du Vivarais. La production est gérée raisonnablement, les rendements sont volontairement limités autour de 30 hectolitres/ha* pour obtenir un vin plus concentré en goût. Nos cépages sont la Syrah et le Grenache.
Je me considère comme un artisan qui cherche à offrir un vin de qualité ancré dans son terroir, un produit à déguster. La production reste limitée à moins de 20 000 bouteilles par an.

En quoi consiste le travail d’un artisan de la vigne ?
De décembre à mars, c’est la taille et les travaux d’entretien, puis d’avril à septembre c’est la commercialisation avant d’attaquer la récolte et la vinification pour finir la saison en novembre. L’année est bien remplie. Ce métier exige de nombreuses compétences et nous sommes souvent à la merci de la nature. Il faut savoir produire, gérer et vendre. Je suis un vigneron et non un viticulteur, un vigneron ancré dans sa terre et dans le respect de l’environnement.

Et le respect de l’environnement, concrètement c’est quoi ?
Par exemple, si la nature le permet nous nous contentons de 3 à 4 traitements phytosanitaires en utilisant des produits admis en agriculture biologique. Il n’y a pas de traitement superflu, il faut savoir admettre quelques pertes.
Sur l’exploitation nous n’utilisons pas d’engrais chimique ni de désherbant. On se contente de travailler le sol avec le tracteur, la charrue. Alors bien sûr il y a parfois un peu d’herbe au milieu des vignes. On y trouve même en saison des poireaux sauvages ou des asperges ! La vendange est réalisée à la main et la vinification est naturelle. Nous n’avons pas le label bio mais nos vins sont produits le plus naturellement possible.

Qui sont vos clients ?
Ce sont principalement des particuliers et des restaurateurs dans toute la France. Nous sommes dans un secteur touristique. Toutes les nuits d’été, je suis sur un marché nocturne avec plus de 50 dates en deux mois pour faire découvrir mes produits. Le client agit souvent sur un coup de cœur de vacances qui se prolonge par des achats sur internet toute l’année. Et parfois, ce sont des surprises comme de retrouver son vin en photo conseillé par Joël Robuchon (in Le Chasseur Français, août 2008), c’est une récompense !

Depuis quelques temps vous n’êtes plus seul ?
Effectivement, Perrine 22 ans m’a rejoint. Elle prépare actuellement en alternance un bac pro vin. Nous partageons la même conception de notre métier. C’est un enrichissement de travailler avec une femme, nous avons des palais et des goûts différents qui vont se compléter pour obtenir de nouvelles saveurs. C’est un métier où il y a peu de femmes. Perrine envisage à terme de créer son exploitation.

Et encore plein de projets, j’imagine ?
Oui bien sûr ! Il y a un projet d’oenotourisme. Je suis en train de rénover un bâtiment et j’ai envie d’associer vin, tourisme et découverte de nos veilles pierres. J’ai aussi le projet de planter du raisin sur une très ancienne parcelle pour vinifier du vin blanc. Et puis très bientôt une nouvelle cuvée de Syrah, encore plus tannique, pour un vin de terroir.

Merci Jean-Christophe pour votre accueil et la visite de ce charmant village.
Nous vous invitons à vous rendre au caveau du Valla des Laures et à prendre le temps de visiter ce village qui mérite le détour.

* L’AOC autorise jusqu’à 52 hectolitres/hectares



Le moulin des Murailles, de la ferme au consommateur

20 jan, 2009 • Catégorie: Entreprendre autrement

Directement de la ferme au consommateur tel est l’objectif du Moulin des Murailles situé à Tullins dans l’Isère.

Réunis dans un même groupe qui assure une vraie complémentarité, la production 100% bio est assurée par la Ferme des Murailles, le Moulin s’occupant de la transformation et de la distribution des produits de la ferme.
On va donc trouver autour de la ferme les céréales nécessaires à la production des farines ainsi que la culture de noix et des produits oléiques pour la production des huiles et aussi pour apporter le carburant des engins agricoles.

L’atelier de transformation, créé en 2006, est dédié principalement aux opérations de transformation et de conditionnement.

Le Moulin des Murailles nous propose de consommer équitable des produits sains et naturels qui sont cultivés de façon raisonnable, transformés localement et distribués par des réseaux qui respectent une charte éthique et économique.

Pour découvrir la gamme complète de produits biologiques, Le Moulin des Murailles vous donne rendez-vous sur les marchés et sur le site marchand www.moulin-des-murailles.fr.

Le plus, les produits sont présentés en emballage bioassimilable !



Pour un Noël sans OGM avec Greenpeace

10 déc, 2008 • Catégorie: Astuces

On continue dans la série des articles de Noël avec la présentation du guide de Greenpeace pour un Noël sans OGM.

L’ensemble des produits festifs que nous allons trouver sur nos tables pour cette fin d’année sont passés au crible par Greenpeace.
Un questionnaire a été envoyé aux industriels de l’agroalimentaire afin de savoir si des OGM sont utilisés dans la fabrication des produits.
Foie Gras, saumon, volaille, fromage et dessert sont analysés dans leur composition et classés comme dans le guide des produits sans ogm
en 3 catégories : vert, orange ou rouge.

Si l’on étudie le guide dans le détail
quelques grandes tendances apparaissent. Sans surprise, les voyants sont tous au vert du coté de l’agriculture biologique. Par contre, les résultats sont contrastés chez les marques de grande distribution avec quelques produits verts chez des grands noms du secteur. C’est peut être là le début d’une évolution.
Pour les desserts presque tous les feux sont rouges et il reste beaucoup de chemin à faire. A nous de réaliser nous-même la bûche de Noël. Et pour finir la grosse déception, ce sont certaines marques de « luxe » notamment pour les saumons et le foie gras. On ne s’attendait pas à les retrouver en rouge !

Pour passer des fêtes de fin d’années sans OGM, ce document est à lire en attendant peut être le guide des produits garantis sans crise de foie !



La Belle Verte, douceurs de plantes aux milles couleurs

18 sept, 2008 • Catégorie: Entreprendre autrement

C’est à Scientrier en Haute-Savoie que se trouve La Belle Verte. Ici sont cultivées dans le respect de l’agriculture biologique plus de 50 espèces de plantes différentes.

Après un long travail de séchage et de préparation ces plantes vont être transformées pour notre plus grand plaisir en tisanes, sirops, aromates et liqueurs.

Les tisanes aux noms évocateurs sont composées de mélanges de plantes. La Belle Mélodie grâce à la mauve, l’hysope, la mélisse et la guimauve fait envoler la douleur. Ou encore La Belle Silhouette nous rend plus léger avec la reine des prés, le bouleau, l’ortie et la bleuet. Les sirops de plantes originaux au sureau, fenouil ou reine des prés vous enchanteront.

De fin mai et jusqu’au premières gelées, vous pouvez vous rendre sur place pour cueillir fraises, framboises, cassis, groseilles et mûres. Toutes les dates de cueillettes sont précisées sur le site.

Présent sur les marchés et foires de la région La Belle Verte propose également de commander par correspondance.

La Belle Verte, c’est donner des saveurs à la vie avec quelques produits !



Les marchés du Rhône se découvrent aussi sur internet…

7 août, 2008 • Catégorie: Changer la ville

Après de nombreuses distributions depuis son lancement en juin dernier, et un stock quasi épuisé, Le Petit Paumé des Marchés 2008 est désormais téléchargeable sur le site www.les-marches.com.

Nous vous avions présenté récemment ce guide lors d’un précédent billet. Suite à son succès, l’Association pour le Développement et la Promotion des Marchés (ADPM) a décidé de mettre en accès Le Petit Paumé des Marchés sur leur site.

Le Petit Paumé des Marchés est un guide informatif gratuit sur les 350 tenues de marchés qui se tiennent chaque semaine dans le Rhône, sur plus de 260 « places de marché ».

Pour trouver son marché sans se perdre, vous pouvez télécharger la zone géographique qui vous intéresse : Pays Beaujolais, Grand Ouest (Lyonnais, Pilat rhodanien et ouest lyonnais), Grand Est (nord de Lyon et plaine de l’est lyonnais), Lyon Villeurbanne. Un index pour savoir dans quelle zone se situe votre commune facilite l’accès.

Le Petit Paumé des Marchés, un guide à mettre dans ses favoris.



Un marché éco-citoyen, une expérience pilote dans le Rhône avec Eden Marché

28 juil, 2008 • Catégorie: Changer la ville

Améliorer la gestion des déchets des marchés du Rhône est un des axes importants de modernisation des marchés selon l’ADPM.

Eden Marché, Engagement pour une Dynamique Environnementale sur Notre marché, est issu de l’aboutissement d’un travail multi-partenarial rhodanien entre l’Association pour le Développement et la Promotion des Marchés (ADPM), la Communauté d’Agglomération de Villefranche sur Saône (CAVIL), et la Ville de Mornant.

L’ensemble de ces acteurs a souhaité mettre en place une amélioration réelle de la gestion des déchets motivée entre autre par les chiffres de collecte de des derniers : la Ville de Villefranche sur Saône chiffre à environ 3 000 tonnes par an les déchets ramassés sur ses marchés ; le Grand Lyon estime les déchets pour les marchés lyonnais à 6 000 - 8 000 tonnes par an.

EDEN Marché, se concrétise en 2008 sur 2 sites : le marché couvert de Villefranche sur Saône et le marché en plein air de Mornant. L’ambition est de valoriser 80% les déchets des marchés aujourd’hui pour la plupart incinérés.

Les deux objectifs de cette opération pilote sont le tri et la valorisation du carton, du bois et des déchets végétaux et une consommation limitée de sacs plastiques pour la clientèle. Pour cela, des règles de tri ont été instaurées sur ces deux marchés pilotes, en fonction des typologies de déchets des marchés. La valorisation évite l’incinération de déchets recyclables, et limite ainsi le volume de déchets incinérés, seuls les déchets résiduels étant désormais incinérés.

Le bilan de cette initiative sera présentée lors des 4èmes Rencontres des Marchés en octobre prochain.
Souhaitons pleine réussite à Eden Marché et essaimage !



L’Appel de la forêt, “Les marchés, c’est extraordinaire !”

24 juil, 2008 • Catégorie: Petits bonheurs

Tel est le titre d’un article d’une série d’été en 6 épisodes du journal Le Monde* qui dresse le portrait de Xavier Delhert.

Nous vous avions déjà parlé du libraire itinérant qui passe de marché en marché du Vercors à la plaine en Isère. Alain Beuve-Méry est allé à sa rencontre et nous raconte l’histoire de cet homme et son aventure L’Appel de la forêt.

Nous vous en disons pas plus et découvrez ce bel article !

* Le Monde - édition du vendredi 18 juillet 2008



Le Petit Paumé des Marchés 2008-2009

17 juil, 2008 • Catégorie: Changer la ville

Pour la 5ème fois, l’ADPM coédite avec le Petit Paumé (Association étudiante de l’EM-Lyon) Le Petit Paumé des Marchés.

Depuis 2004, l’Association pour le développement et la Promotion des Marchés (ADPM) fédère les acteurs des marchés du Rhône dans le but de faire avancer les marchés d’une manière concertée et durable. Cette structure singulière et unique à travers ce guide fait connaitre la multitude des marchés et 100% des marchés du Rhône y sont testés !

Petit plus, les 40 000 exemplaires sont imprimés sur papier recyclé.

L’ADPM propose deux autres guides, également mis à jour tous les ans : Le Guide de Lyon et ses Marchés, Grand Lyon et environ.

Une seule adresse à retenir si vous résidez ou visitez la région lyonnaise : www.les-marches.com

C’est de saison, allons faire un tour au marché !



Un distributeur de lait cru bio

16 mai, 2008 • Catégorie: Petits bonheurs

Plus le temps d’aller chercher le lait de la ferme, alors rendez-vous au distributeur dans la zone commerciale des 3 communes à L’Arbresle.

Depuis quelques semaines, il est maintenant possible d’acheter du lait cru à toute heure grâce à une machine conçue et vendue en Italie où 500 distributeurs de lait ont déjà été installés.
Les 47 vaches de Monsieur Gayet assurent chaque jour la fraicheur et le renouvellement du lait.
Ce nouveau concept de distribution a tout pour séduire de nouveaux consommateurs de lait frais.

En espérant que d’autres producteurs suivent l’exemple de Monsieur Gayet et contribuent à l’installation de ce distributeur.



Le libraire itinérant près de ses lecteurs

3 oct, 2007 • Catégorie: Changer la ville

Voilà une initiative insolite et pourtant si évidente. “L’appel de la forêt” est une librairie que vous ne trouverez pas dans les rues commerçantes de votre ville mais dans un lieu autrement plus convivial, le marché.

Sur votre liste de courses, désormais vous pouvez ajouter le titre du livre qui vous manque et que vous aimeriez tellement lire ou mieux vous vous laisserez guider par la lecture des quatrièmes de couverture qui ont un goût marqué pour l’environnement, la nature et l’écologie. Voilà un panier qui se remplit de nourriture aussi savoureuse que les tomates et la salade du déjeuner. Petit bémol quand même, seuls les aficionados des marchés des régions montagneuses du Vercors, du Vivarais et de la Chartreuse pourront se régaler.

Une idée à creuser pour de nouveaux marchés !



Les cartes en Rhône-Alpes